James Gunn a tout misé sur Supergirl et le public ne s’est pas déplacé du tout

Supergirl s’est effondré au box-office mondial pour son lancement. Le film a engrangé 68 millions de dollars en quatre jours. DC Studios refuse pourtant de toucher à son plan pour le nouvel univers DC. La question se pose donc. Cet échec enterre-t-il le DCU de James Gunn ?

Sommaire
Supergirl
  • Supergirl démarre très mal avec 68 millions de dollars dans le monde, loin des attentes de DC Studios.
  • Malgré ce flop, Peter Safran assure que le DCU de James Gunn garde son cap et reste pensé sur le long terme.
  • L’échec fragilise le nouvel univers DC, mais le vrai test viendra surtout avec Superman 2.

Pourtant, le DCU de James Gunn est déjà plus solide que celui de Zack Snyder, soyons francs. Déjà, The Suicide Squad est un petit bijou en comparaison avec le Suicide Squad de 2016. Superman a bien marché, d’où l’attente autour de sa suite, et la saison 2 de Peacemaker fut un régal. Pourtant, le public n’était pas au rendez-vous pour le démarrage de Supergirl, nouvelle étape du DCU et personnage aperçu à la fin du Superman de James Gunn.

À lire : En 2026 et 2027, voici les films et séries DC Comics qui vous attendent

Supergirl est un échec mais le DCU continue (pour le moment)

Le 26 juin 2026, Supergirl est sorti dans les salles du monde entier. On parle de 38 millions de dollars aux États-Unis et de 68 millions au total. Le film a engrangé 18 millions de dollars dès le premier jour, dans 3 602 salles. Les prévisions visaient 50 millions de dollars pour le seul marché étasunien.

Le long-métrage de Craig Gillespie a coûté autour de 170 millions de dollars et a terminé deuxième, derrière Toy Story 5, déjà à sa deuxième semaine. Son score dépasse à peine les 37,6 millions de dollars du Joker 2, pourtant échec critique. Ce résultat fragilise le DCU de James Gunn.

Sauf que voilà, DC Studios garde le cap. Peter Safran, codirecteur du studio, s’est confié au New York Times après ce week-end raté. En début d’année 2023, il a posé toute la stratégie avec James Gunn et maintient ce cap.

« Supergirl n’a pas atteint nos attentes au box-office, mais ce film n’est qu’un élément d’une stratégie de long terme », déclare-t-il. Le studio garde confiance. Peter Safran rappelle que Superman et la deuxième saison de Peacemaker ont marché. Pour DC Studios, ce flop ne remet pas en cause la suite.

Un film qui n’a pas marché auprès du public cible

Il faut dire que l’accueil n’aide pas. Le film tient un score de 56 % sur Rotten Tomatoes et un B- du public. Le public cible n’a pas répondu, puisque 59 % des spectateurs étaient des hommes et 65 % avaient plus de 25 ans. La firme espérait surtout des jeunes femmes dans les salles, loupé.

DC Studios a pourtant signé plus de 80 partenariats publicitaires pour limiter les coûts de promotion. Résultat, le seuil de rentabilité autour de 300 millions de dollars paraît hors de portée. Le film pourrait même rester sous les 271 millions de dollars de The Flash, l’autre grand raté de l’univers cinématographique DC. Le démarrage tombe même sous celui de Marvels, le pire de Marvel à ce jour.

Pour rappel, Superman fut un gros succès. En 2025, le premier film du DCU a ouvert à 220 millions de dollars dans le monde. La critique a suivi avec 83 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes. Le public aussi avec 90 %. Cette réussite reste le pilier du nouvel univers.

Une concurrence féroce contre Supergirl

Supergirl

Mais ce n’est pas tout, la date de sortie a joué contre Supergirl. Le film a affronté Toy Story 5, franchise immense de Pixel, mais aussi Des Minions et des monstres. La Coupe du monde et la canicule de juin, du moins en France, ont vidé les salles. Le ton plus sombre de Supergirl a aussi dérouté une partie du public.

Supergirl n’enterre pas le DCU. Dès octobre, Clayface prendra le relais, premier film d’horreur du DCEU. Lanterns arrivera aussi sur HBO cette année après un trailer très enthousiasmant. Le vrai test viendra avec Superman 2 de James Gunn, puis avec The Batman Part II de Matt Reeves. Si cette suite de James Gunn déçoit, là, ce sera la catastrophe.

Réagissez à cet article !