Ces véhicules d’occasion ne valent plus rien, les propriétaires les bradent pour s’en débarrasser

Les véhicules équipés du moteur 1.2 PureTech sont difficiles à revendre. C’est ce qu’ont douloureusement appris les propriétaires de Peugeot 208, 308, 2008, 3008, ou encore Citroën C3, C4, DS3, DS4, et Opel Corsa et Astra. Il faut dire que la réputation de ce bloc essence 3 cylindres est catastrophique.

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Pour rappel, le moteur 1.2 PureTech est disponible en version de 80 à 130 chevaux et fut produit entre 2014 et 2022. Sa réputation est si désastreuse que sa valeur d’occasion s’effondre. Une Peugeot 208 de 2015 en version 80 chevaux a une décote de 61 % par rapport à son prix neuf d’origine, contre seulement 48 % pour une Volkswagen Polo équivalente. C’est pire pour une Peugeot 208.

Les véhicules avec moteur 1.2 PureTech ont perdu en valeur

C’est tout aussi désastreux pour une Peugeot 208 de 2018 en 110 chevaux avec une perte de 57 % en moyenne. La Citroën C3 dégringole de 65 % pour un modèle de 2015. Et même une Opel Corsa de 2020, qui n’a pourtant pas le nom PureTech dans sa dénomination commerciale, perd 31 %.

Comme expliqué précédemment, le moteur 1.2 PureTech a une sale réputation à cause d’un défaut de conception majeur. La courroie de distribution baigne dans l’huile moteur pour améliorer la lubrification et réduire le bruit. Sauf que dans les faits, cela provoque des problèmes. Plus le véhicule accumule les kilomètres, plus l’huile, polluée par le carburant lors des démarrages à froid, est abrasive et dégrade la courroie. Les particules se détachent alors, puis obstruent le circuit de lubrification, notamment la crépine de la pompe à huile.

Renault
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Certains automobilistes ont vécu des cas dramatiques dans lesquels c’est une casse moteur pure et simple, avec une facture jusqu’à 10 000 euros si le remplacement du bloc s’impose. Le taux de défaillance monte même jusqu’à 30 % sur certaines versions de la Peugeot 208 et de la Citroën C3 entre 2014 et 2016. Des témoignages rapportent des pannes dès 50 000 km sur les versions les plus touchées.

De nombreux rappels ont lieu depuis 2020. Une première campagne s’est déroulée en novembre 2022 avec 220 000 véhicules concernés en France et près de 500 000 dans le monde, tous fabriqués entre mars 2013 et avril 2017. Pour l’intervention, il fallait vérifier la largeur de la courroie et l’état de la crépine avec un remplacement des pièces selon l’usure.

En février 2025, un nouveau rappel a touché environ 70 000 modèles Citroën C3, Peugeot 208 et Opel Corsa avec le moteur PureTech atmosphérique de 82 chevaux. Cette fois-ci, c’était un risque d’incendie à cause d’une buse de refroidissement défectueuse qui laissait parfois passer de l’huile dans l’échappement. Les véhicules concernés ont été produits entre 2022 et 2024. Bref, aucune génération n’est épargnée.

Stellantis a pris des mesures face au scandale 1.2 PureTech

Alors que l’ex-patron de Stellantis dessine un avenir sombre pour l’automobile européenne face à la concurrence chinoise, le groupe n’a eu d’autre choix que de réagir. L’entreprise a lancé une extension de garantie en mars 2024 de 10 ans ou 175 000 km pour les problèmes de courroie de distribution et de surconsommation d’huile. Le 16 janvier 2025, Stellantis a aussi ouvert une plateforme d’indemnisation en ligne pour permettre aux clients qui ont déjà engagé des frais de réparation entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2024 de demander un remboursement.

Sauf que voilà, les associations jugent ces mesures insuffisantes. L’UFC-Que Choisir regrette notamment l’absence d’indemnisation pour des préjudices parallèles comme le préjudice moral ou les frais de location d’un véhicule de remplacement.

Citroën
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L’ironie, c’est que le moteur 1.2 PureTech fut élu « meilleur moteur de l’année » dans sa catégorie 4 fois de suite entre 2015 et 2018. Les experts ont salué ses performances, sa compacité et son efficacité énergétique. Sauf que cette belle réputation n’existe plus, à tel point que Stellantis a abandonné le nom PureTech dans les brochures de ses véhicules neufs à partir de septembre 2024.

Pour les propriétaires des véhicules équipés de moteurs 1.2 PureTech qui souhaitent se séparer de leur véhicule, il y a peu d’options. Il faut accepter une décote qui peut monter jusqu’à 65 % chez Peugeot ou Citroën, ou compter sur les primes à la reprise mises en place par les constructeurs. Pour les acheteurs qui souhaitent prendre le risque, ces modèles bradés sont de bonnes affaires à condition de bien vérifier l’historique d’entretien et d’anticiper un budget pour de possibles réparations.

Les experts conseillent de choisir des véhicules d’occasion dont la courroie a été remplacée et de bien respecter les délais entre deux vidanges avec l’huile 5W30 FPW9.55535/03 recommandée par Stellantis depuis février 2024.

  • Sur le marché de l’occasion, les voitures Peugeot, Citroën, DS et Opel avec le moteur 1.2 PureTech subissent une décote énorme, souvent au-delà de 60 %.
  • Le moteur 1.2 PureTech souffre d’un défaut de conception de la courroie de distribution qui baigne dans l’huile, ce qui entraîne une usure prématurée, des pannes graves, des casses moteur et des rappels en série.
  • Les propriétaires restent coincés entre forte décote et risque de grosses réparations, donc un achat n’est intéressant qu’avec un historique d’entretien irréprochable.

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