Bientôt, vous pourrez exiger que Facebook et Instagram arrêtent le siphonnage de vos données

Bonne nouvelle pour les utilisateurs européens, donc français, de Facebook et Instagram. Il sera prochainement possible de décider jusqu’où Meta peut fouiller dans vos données personnelles. C’est auprès de Bruxelles que le groupe étasunien s’est engagé à proposer cette option à ses 300 millions d’inscrits sur le vieux continent.

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Pour rappel, il y a déjà deux options : payer un abonnement pour naviguer sans publicité ou accepter le ciblage publicitaire. À partir de janvier 2026, il y aura donc une alternative gratuite qui permettra de limiter les données collectées par Meta. Les annonces seront toujours affichées mais moins ciblées.

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Meta vous laissera choisir quelles données Facebook et Instagram récupéreront

Il s’agit de la conséquence d’un bras de fer entre Bruxelles et Meta autour du Digital Markets Act, une réglementation de Bruxelles pour brider la toute-puissance des GAFA mais d’autres leaders de la tech. Le texte impose notamment aux plateformes de permettre aux internautes de véritablement choisir comment leurs données sont utilisées, sans les contraintes d’être pistés en permanence ou de sortir leur carte bleue pour y échapper.

Sauf qu’en fin d’année 2023, Meta a lancé Pay or Consent. Soit l’utilisateur accepte gratuitement que ses informations soient aspirées et croisées entre Facebook et Instagram pour des publicités ciblées, soit il faut payer entre 6 et 10 euros par mois pour être débarrassé de tout affichage publicitaire.

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Problème, la Commission européenne estime que ce choix imposé ne respecte pas le Digital Markets Act. Pousser les utilisateurs à payer pour simplement protéger leur vie privée n’est pas une alternative comme l’exige la loi. Le 23 avril 2025, Meta a écopé d’une amende de 200 millions d’euros pour cette infraction. Après des mois de négociations avec Bruxelles, Meta finit par céder du terrain avec sa troisième option à partir de janvier 2026.

Bientôt, les utilisateurs pourront partager leurs données pour des publicités personnalisées, mais aussi opter pour un partage réduit des informations. Résultat, les annonces seront moins ciblées mais toujours présentes. La possibilité de payer un abonnement sera toujours disponible si vous préférez mettre la main à la poche.

Meta estime que cette décision va toucher l’économie européenne

Meta ne cache pas que cette concession est douloureuse pour son modèle économique puisque les publicités personnalisées sont très importantes en Europe. Rien qu’en 2024, l’entreprise explique que ses annonces personnalisées ont généré 213 milliards d’euros d’activité économique et soutenu 1,44 million d’emplois sur le vieux continent.

Bref, Meta laisse entendre que toucher à son ciblage publicitaire ne sera pas sans conséquences pour l’économie de l’Europe. Depuis plusieurs années, Meta accumule les déboires en Europe. En tout, les autorités européennes de protection des données ont déjà infligé plus de 2,5 milliards d’euros d’amende à Meta pour non-respect du RGPD et désormais du Digital Markets Act.

La Commission européenne n’a pas encore évalué totalement la nouvelle option de Meta. Lorsque ce modèle sera disponible auprès des utilisateurs en janvier 2026, Bruxelles recueillera les retours et les preuves de la part de Meta pour juger de son efficacité. L’affaire est donc loin de totalement close.

  • À partir de janvier 2026, les Européens auront une troisième option gratuite sur Facebook et Instagram pour limiter la collecte de données, tout en gardant des pubs moins ciblées.
  • Cette option est imposée par Bruxelles après le bras de fer autour du Digital Markets Act et l’amende de 200 millions d’euros infligée à Meta pour son Pay or Consent.
  • Meta prévient que la limitation du ciblage pourrait affecter son modèle économique en Europe, et la Commission évaluera en 2026 si cette nouvelle formule respecte réellement la réglementation.

Source : Commission européenne

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