Internet est mort : la moitié de ce que vous lisez en ligne a été écrit par une IA

La moitié des articles publiés en ligne ont été générés par des IA et non par des humains. C’est en tout cas ce que nous apprend une étude de Graphite. C’est plus exactement en novembre 2024 que la bascule a lieu, puisque désormais 50 % des nouveaux textes mis en ligne proviennent de robots.

Graphite étude humains IA
© Image IA d’illustration générée avec GPT-5

Alors oui, la proportion s’est stabilisée depuis, mais pour beaucoup il s’agit d’une confirmation de la théorie de l’Internet mort à laquelle croit le patron de ChatGPT. Graphite a analysé 65 000 sites en anglais, extraits des archives Common Crawl. Les chercheurs ont retenu les contenus mis en ligne entre 2020 et 2025. Dès lors, chaque article a été classé comme généré par IA ou rédigé par un humain si au moins 50 % du contenu ressemblait à quelque chose d’artificiel via des critères bien précis.

Les IA publient beaucoup d’articles mais de piètre qualité

Les auteurs de l’étude estiment le taux d’erreur à environ 4,2 % de faux positifs et 0,6 % de faux négatifs. Donc oui, il faut le dire, les outils de détection ont des limites. Mais il faut toutefois se rassurer. Certains essaient d’inonder le web avec des articles générés par IA pour se remplir les poches, mais la plupart échouent en termes de référencement naturel. Les sites n’apparaissent que très rarement dans les résultats Google et même dans les réponses de ChatGPT lorsque l’IA puise en ligne. L’un comme l’autre préfèrent le contenu rédigé par des humains.

Graphite étude humains IA
© Graphite

Bref, il s’agit d’une bonne nouvelle qui montre que les métiers de la rédaction ont encore de beaux jours devant eux. Même les GAFAM ne souhaitent pas qu’Internet soit inondé par tous ces articles générés par IA qui n’arrivent pas aux yeux des lecteurs. Et vous vous en doutez, l’explosion de ces articles générés par IA a eu lieu au moment de la sortie publique de ChatGPT en fin d’année 2022. Il n’a fallu que 12 mois à peine pour que les articles rédigés par IA passent de 0 % à 40 %. La progression a ralenti suite aux piètres performances de ces contenus dans les résultats de recherche.

Mais en termes de volume, les IA publient beaucoup plus que les humains. Les entreprises, comme celles du marketing et les usines à clics, ont tout fait pour générer du texte rapidement et facilement, tout en se passant des rédacteurs humains, soit le coût le plus élevé. Et l’accessibilité des chatbots n’a fait que pousser vers cette stratégie. Sauf que voilà, ces entreprises ne comprennent pas vraiment comment fonctionne la rédaction web et beaucoup se sont tournées vers des modèles performants… en apparence.

Google sanctionne les sites qui publient des textes IA

On le sait tous, un texte généré par IA ne ressemble à rien, avec des répétitions, des phrases trop longues. Bref, qui aime lire du texte monotone ? Pas grand monde. Google a même pris les devants, et, désormais, les contenus générés par IA sont rétrogradés dans son algorithme de recherche. On peut souffler.

Et il semblerait que les petits malins l’aient bien compris. Graphite nous explique que le pourcentage de nouveaux articles générés par IA stagne depuis mai dernier. Il est fort possible que ceux qui publiaient des articles générés par IA aient compris les limites de la technologie et aient abandonné l’automatisation totale.

Alors oui, l’IA s’améliore constamment en termes de rédaction, mais les outils de détection aussi. Reste à croiser les doigts pour que Google et ChatGPT sanctionnent encore plus sévèrement les sites qui publient du contenu IA en masse et noient les sites légitimes rédigés par des petites mains qui prennent leur temps d’informer le public, comme nous le faisons.

  • En novembre 2024, 50 % des nouveaux articles en ligne sont générés par IA, selon une étude de Graphite.
  • L’étude analyse 65 000 sites en anglais (2020–2025) issus de Common Crawl.
  • Google rétrograde les contenus générés par IA, qui se classent rarement dans les résultats.

Source : Graphite

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