Thierry Sother, député socialiste, s’inquiète des conséquences du lancement de mVPN, un VPN gratuit proposé par Free pour ses abonnés. L’homme a saisi l’ARCOM et estime que cette fonctionnalité permet de contourner la loi qui interdit aux mineurs d’accéder à des sites pornographiques.

Depuis 2025, il est interdit pour les mineurs de se rendre sur des sites pornographiques. Sauf que voilà, Free a lancé mVPN, son VPN intégré, qui tombe à pic pour que les utilisateurs puissent protéger leurs données personnelles. Sauf que voilà, des voix s’inquiètent d’un possible détournement de la part des abonnés mineurs pour accéder à des sites pornographiques.
Le VPN gratuit de Free est pointé du doigt par un député socialiste
Thierry Sother, député socialiste du Bas-Rhin, a saisi l’ARCOM. Selon lui, Free met à disposition un service qui permet de masquer sa localisation. « Ce dispositif permet à tous les abonnés, sans distinction d’âge, de masquer leur adresse IP, de simuler une connexion depuis l’Italie ou les Pays-Bas, et donc de contourner les mesures de restriction d’accès à certains sites, y compris celles liées à la protection des mineurs« , explique Thierry Sother dans un communiqué partagé par l’AFP.
Le député socialiste parle de « grave préoccupation ». Pour lui, Free compromet l’efficacité de la loi sur la vérification d’âge en permettant aux mineurs un moyen simple d’échapper au contrôle. Thierry Sother rajoute que mVPN « menace l’ensemble des futures régulations numériques visant à protéger les mineurs et les internautes français ». Le député socialiste craint notamment que le projet de loi du gouvernement d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans soit compromis. En gros, le fait qu’un opérateur fournisse lui-même un outil de contournement est un problème. Le parlementaire dénonce « un risque majeur pour la santé de nos enfants » et demande à l’ARCOM d’exiger de Free les mesures nécessaires pour respecter la loi.
Mais alors que dit l’opérateur ? Justement, Free se défend en rappelant que les VPN existent déjà chez de nombreux acteurs, que ce soit sur le marché français ou dans le monde. L’opérateur précise qu’il y a un contrôle parental sur ces offres mobiles qui reste actif même lorsque le VPN est activé. Les parents gardent donc le contrôle sur ce que leurs enfants consultent en ligne.
De nouveau, cette histoire illustre à quel point il est très difficile, voire impossible de vérifier l’âge en ligne. Les mineurs ont toujours des outils à disposition, qu’ils soient gratuits ou demandent un peu de bricolage pour contourner les limitations.
- Thierry Sother, député socialiste du Bas-Rhin, saisit l’ARCOM et affirme que mVPN de Free permet aux mineurs de contourner la loi en masquant l’adresse IP et en simulant une connexion depuis l’étranger pour accéder aux sites pornographiques.
- Free répond que les VPN existent déjà et que le contrôle parental de ses offres mobiles reste actif même avec mVPN, de sorte que les parents gardent la main sur ce que consultent leurs enfants.
- L’affaire rappelle la difficulté de vérifier l’âge en ligne et interroge l’efficacité des futures régulations, comme l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans.
Source : Ouest-France
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