Mort en direct de Jean Pormanove : Gabriel Attal propose les pires idées en réaction au drame

La mort de Jean Pormanove est un drame qui fait couler beaucoup d’encre depuis plusieurs jours. Forcément, les politiques s’en mêlent et Gabriel Attal propose une série de mesures pour le moins ubuesques. L’ancien Premier ministre dénonce des « réseaux sociaux devenus les nouveaux jeux du cirque » qui rendent les jeunes « addicts aux discours chocs et aux actes toujours plus violents ».

Jean Pormanove
© capture d’écran Instagram

Sur X, Gabriel Attal avance plusieurs mesures qui ont de quoi faire sourire tant elles semblent déconnectées de la réalité. La première, c’est l’instauration de « deux dépistages de l’addiction aux écrans, le premier à l’entrée du collège et le second au lycée ». On imagine mal comment les établissements pourraient mettre une telle mesure en place et surtout quels en seraient les bénéfices concrets, même si l’ancien Premier ministre ambitionne d’identifier en amont les comportements problématiques chez les adolescents.

Les idées de Gabriel Attal après la mort de Jean Pormanove font rire tout le monde

Le chef du parti Renaissance défend aussi « une interdiction stricte des réseaux sociaux avant 15 ans », alors que l’Australie a déjà sauté le pas et a récemment interdit YouTube aux mineurs. Gabriel Attal demande également un « couvre-feu numérique pour les 15-18 ans » et une « limitation forte du temps d’accès au réseau ».

Mais la mesure la plus moquée en ligne reste le « passage en noir et blanc des images après 30 minutes d’utilisation consécutive ». Comment justifie-t-il une telle idée ? « Moins de couleurs, moins de dopamine, moins d’addiction », explique-t-il. Selon Gabriel Attal, la réduction des stimuli visuels en serait le bénéfice principal. L’ancien locataire de Matignon souhaite aussi instaurer « une taxe sur les plateformes pour financer la recherche sur l’addiction aux écrans et pour la santé mentale ». En gros : faire payer les géants de la tech qui proposent des réseaux sociaux dans l’Hexagone.

Pour rappel, Jean Pormanove est décédé en plein live après des mois de sévices de ses comparses, dont la tête pensante qui se fait appeler « Naruto ». Une enquête a eu lieu et l’autopsie a écarté l’hypothèse d’un décès directement lié aux violences répétées. C’est sur Kick que Jean Pormanove diffusait ses lives et participait à des défis particulièrement extrêmes et dérangeants. On y voyait l’homme humilié physiquement et psychologiquement, et sa mort en direct a provoqué l’horreur en ligne.

Kick se retrouve donc sous le feu des critiques et les politiques s’emparent du sujet. Pourtant, Mediapart avait alerté dès 2024 à propos des lives de Jean Pormanove et l’Arcom n’a rien fait, alors que les sévices étaient diffusés publiquement. Des extraits étaient même partagés sur d’autres réseaux sociaux comme TikTok ou X sans qu’aucune action ne soit prise.

  • La mort en direct de Jean Pormanove sur Kick secoue l’opinion publique, relançant les critiques contre la plateforme et l’inaction de l’Arcom, alors que Mediapart avait déjà alerté en 2024 sur les sévices subis et diffusés publiquement.
  • Gabriel Attal, ex-Premier ministre et chef de Renaissance, propose une série de mesures jugées irréalistes : dépistages obligatoires de l’addiction aux écrans, interdiction stricte des réseaux sociaux avant 15 ans, couvre-feu numérique pour les 15-18 ans, et même passage en noir et blanc des écrans après 30 minutes d’usage.
  • Il défend aussi une taxe sur les géants du numérique pour financer la recherche et la santé mentale. Mais ses annonces, largement moquées en ligne, sont perçues comme déconnectées face à la gravité du drame Pormanove et aux critiques visant Kick et les autorités.

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