Fuite massive de données : DeepSeek inquiète les experts en cybersécurité !

DeepSeek est dans le viseur de l’Italie. S’agit-il d’une véritable révolution dans le monde de l’IA ou d’une stratégie de sa société mère pour spéculer à la baisse sur Nvidia et d’autres valeurs du monde de la technologie ? Les autorités se penchent sur son cas.

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© Envato

Le modèle R1 a marqué une révolution dans le monde de la tech, poussant même le président élu Donald Trump à communiquer sur l’IA chinoise. Euroconsumers, coalition de groupes de consommateurs européens, a déposé une plainte auprès de l’autorité italienne de protection des données. Leur inquiétude ? La conformité de DeepSeek vis-à-vis du RGPD.

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L’Italie interpelle DeepSeek sur la protection des données, des millions d’utilisateurs concernés

Le succès de DeepSeek est tel que l’entreprise a été visée par une attaque informatique. Désormais, la société doit se justifier alors que l’autorité italienne lui a adressé une demande en déclarant que « les données de millions d’Italiens sont en danger ». DeepSeek dispose de 20 jours pour répondre.

Deux éléments de DeepSeek suscitent l’inquiétude de l’Italie : son origine chinoise et le stockage des données en Chine. La politique de confidentialité de l’entreprise explique que les transferts de données vers la Chine respectent les lois en termes de protection des données. Toutefois, Euroconsumers et l’autorité italienne exigent des précisions.

L’Italie demande donc à Hangzhou DeepSeek Artificial Intelligence et à Beijing DeepSeek Artificial Intelligence d’expliquer la nature des données collectées, leurs sources, leurs finalités et les informations utilisées pour entraîner l’IA. Mais aussi la base légale du traitement. Les autorités s’interrogent aussi sur la localisation précise des serveurs en Chine.

La demande s’étend aussi au web scraping pour savoir comment les utilisateurs, qu’ils soient inscrits ou non, sont informés sur le traitement de leurs données. Euroconsumers s’inquiète de l’absence de mesure de protection des mineurs comme la vérification de l’âge et de la manière dont leurs informations sont traitées.

DeepSeek précise que l’IA est interdite aux moins de 18 ans et recommande aux 14-18 ans de lire la politique de confidentialité avec un adulte. Mais aucun mécanisme ne permet de vérifier l’application.

Il s’agit d’une première étape dans la surveillance accrue de DeepSeek. Lors d’une conférence de presse à la Commission européenne, le porte-parole pour la souveraineté technologique, Thomas Regnier, a été interrogé sur les préoccupations autour de la société chinoise au niveau de la sécurité, de la confidentialité et de la censure. Sa réponse a été prudente en expliquant que « les services offerts en Europe respecteront nos règles » et que la loi sur l’IA s’applique à tous.

Interrogé sur la censure par DeepSeek à propos des sujets sensibles en Chine, Thomas Regnier n’a pas confirmé si une enquête a été lancée et indique que « nous en sommes aux premiers stades » et que « notre cadre est assez solide pour traiter les problèmes potentiels ».

Au Royaume-Uni, l’ICO adopte une position similaire et considère DeepSeek comme tout autre développeur d’IA. Aucune action spécifique n’a été indiquée pour le moment. Si l’entreprise chinoise a étonné par son modèle R1 à moindre coût, Microsoft et OpenAI pensent qu’il a été partiellement entraîné sur des “distillations” de leurs propres solutions.

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