La Volkswagen ID. Polo a ouvert ses commandes. Sauf que le constructeur se paie une sale publicité avec une pratique qui agace de plus en plus les automobilistes. Les sièges chauffants sont installés en usine, mais débloqués uniquement par abonnement.

- La Volkswagen ID. Polo propose des sièges chauffants installés en usine mais activables uniquement via paiement ou abonnement.
- Volkswagen facture 385 euros pour un déblocage définitif ou jusqu’à 18,50 euros par mois pour activer la fonction.
- Cette pratique « Function on Demand » relance la polémique déjà vue chez BMW avec des équipements verrouillés malgré leur présence dans la voiture.
La mention apparaît dans la liste d’équipements de la finition Life Edition, disponible à partir de 35 820 euros avant bonus. La formulation officielle de Volkswagen est explicite : « Préparation pour activation ultérieure : possibilité de chauffage des sièges avant. » Un porte-parole de Volkswagen France a confirmé les tarifs.
Les sièges chauffants installés dans la Volkswagen ID. Polo sont payants
On parle de 385 euros pour un déblocage définitif, de 95,90 euros pour un an ou de 18,50 euros par mois. En achetant le « Pack Hiver » à la commande, l’acheteur paie 630 euros avec les sièges avant chauffants et le volant chauffant. Bref, le siège est là, dans la voiture, mais il ne chauffe pas si vous ne passez pas (encore) à la caisse.
Volkswagen n’est pas le premier constructeur à imposer ce modèle. En 2022, BMW a proposé les sièges chauffants à 18 euros par mois, le tout déblocable depuis l’application. En 2023, face au mécontentement de ses clients, le constructeur a fait marche arrière et a supprimé ces abonnements pour les fonctionnalités déjà installées en usine.
Est-ce que Volkswagen connaîtra le même sort ? Il y a fort à parier que beaucoup de ses clients risquent de grincer des temps, voire de se faire entendre.
Une pratique qui n’est pas nouvelle dans le secteur
Il faut dire que la pratique FoD pour « Function on Demand » se répand dans le secteur. Volkswagen la propose déjà sur ses voitures déjà en circulation. L’ID.3 augmente sa puissance à partir de 18,90 euros par mois. L’éclairage d’ambiance passe de 10 à 30 couleurs pour 9,99 euros en achat unique. Bref, des micro-transactions.
Chez Hyundai, on propose une fausse boîte de vitesses sur le véhicule Ioniq 9 en option logicielle. Tesla facture l’autonomie totale de son pilote automatique à 99 dollars par mois aux États-Unis. Il y a (malheureusement) beaucoup d’exemples dans l’industrie automobile.
L’ID. Polo a pourtant un dossier solide en dehors de cette polémique. Les commandes des versions Life Edition et Style Exclusive ont ouvert le 29 avril 2026. La finition Style propose les sièges chauffants de série, le volant chauffant et les phares matriciels, pour 39 990 euros avant bonus.
La Volkswagen ID. Polo a de solides arguments
En juillet 2026, la version d’entrée de gamme avec la petite batterie de 38 kWh et 329 kilomètres d’autonomie WLTP, sera disponible à partir de 24 990 euros. La grande batterie de 52 kWh offre 455 kilomètres WLTP. La recharge rapide est incluse de série, ce qui n’est pas le cas sur la Renault R5 E-Tech dans sa version de base.


Sauf que voilà, la polémique des sièges chauffants risque de faire tâche. Elle touche à un principe simple. Un acheteur qui paie le prix fort pour une voiture neuve s’attend à profiter des équipements installés dedans. Un constructeur qui verrouille une fonctionnalité en place et qui réclame un abonnement mensuel pour l’activer s’expose à un retour de bâton. BMW en a fait l’expérience.
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