Sur le dark web, un cybercriminel appelé ChimeraZ vend plus de 250 000 passeports et cartes d’identité français. On parle de possiblement plus de 80 Go de documents, au format PDF et des images. Les documents seraient à la fois valides et expirés selon le vendeur.

- Un cybercriminel appelé ChimeraZ vendrait plus de 250 000 passeports et cartes d’identité français sur le dark web.
- L’authenticité n’est pas confirmée, mais ChimeraZ revendique déjà plusieurs piratages visant le tourisme et l’immobilier français.
- Ces documents officiels peuvent servir à ouvrir des comptes, souscrire des crédits ou organiser des usurpations d’identité à grande échelle.
L’authenticité des données n’a pas été confirmée publiquement. À ce stade, aucune autorité française n’a communiqué sur cette publication sur le dark web. Alors les pincettes sont de rigueur par rapport au texte qui suit. Pour rappel, ChimeraZ n’en est pas à son coup d’essai sur les bases françaises.
Un cybercriminel propose 80 Go de documents d’identité français sur le dark web
🔴🇫🇷 Plus de 250 000 passeports et cartes d'identité, représentant plus de 80 Go de données, sont proposés à la vente sur le dark web.
— Seb (@seblatombe) June 16, 2026
Le cybercriminel « ChimeraZ », à l'origine de plusieurs revendications récentes visant des organisations françaises, affirme disposer de cartes… pic.twitter.com/3Hzz4PJDDK
Le cybercriminel a revendiqué récemment plusieurs piratages dans le secteur du tourisme. Ses possibles victimes ? Krys, Avea Vacances, Belambra, Gîtes de France, Maeva Group, Vacances Lagrange et Nemea Group. L’immobilier français est aussi sa cible avec quatre millions de lignes piratées de Leboncoin, PAP, ParuVendu et SeLoger. Mais également une base de 3,2 millions d’enregistrements de Propriétés-Privées.
ChimeraZ est un cybercriminel très actif en France, comparable aux groupes qui ont piraté la base de bulletins de 3,5 millions d’élèves lors de l’attaque contre EduConnect. On parle d’un pirate qui a accordé une interview à FrenchBreaches dans laquelle il revendique ses piratages et annonce de nouvelles cibles.
Mais ce n’est pas tout puisque ChimeraZ évoque aussi des enregistrements audio et vidéo de salariés piratés, des affirmations invérifiables.
L’origine des 250 000 documents reste un mystère. Les spécialistes envisagent plusieurs pistes, comme des pièces justificatives volées sur des plateformes piratées, des scans déposés à l’inscription d’un service ou la revente entre acteurs du dark web.
Les papiers d’identité se vendent à prix d’or sur le dark web
Et pour cause, beaucoup d’entreprises stockent des copies de pièces d’identité sans protection sérieuse. Il faut dire que les piratages des dernières années ont accumulé des bases documentaires entières, comme celle attribuée à Thales et son réseau LuxTrust avec 6 400 enregistrements.

Sur le marché clandestin, un passeport ou une carte d’identité française vaut bien plus qu’une simple adresse mail volée. En clair, ces documents permettent d’ouvrir un faux compte bancaire, de souscrire un crédit au nom d’une victime, d’acheter une carte SIM avec une fausse identité, ou de créer une société écran.
Selon Kaspersky, un passeport ou un permis se vend entre 40 et 60 dollars sur le dark web. Pour une copie complète de carte d’identité avec carte vitale d’une vraie personne, le tarif passe à 2 000 euros. Sauf que voilà, à grande échelle, une base de 250 000 documents permet d’industrialiser la fraude.
L’usurpation d’identité, un phénomène en pleine expansion
Selon l’Assemblée nationale, 400 000 personnes en France, soit 8 % des Français, ont déjà subi une usurpation d’identité ces dix dernières années. Résultat, ce chiffre augmentera encore face à la multiplication des fuites. La France est parmi les pays les plus exposés au monde aux vol de données, comme le piratage récent qui a touché 4,5 millions de Français chez Bouygues Telecom.
Les pirates ne vendent plus que des noms, adresses et mots de passe, mais des documents officiels complets. Pour les victimes, le risque dépasse la simple fuite de données. On parle de fraudes financières, administratives et judiciaires sur plusieurs années. Et un stress au quotidien pour prouver son identité. Reste ensuite à aller chez Julien Courbet pour dénoncer la situation et espérer obtenir de l’aide grâce à la machine médiatique.
Source : FrenchBreaches
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