Alors qu’un nouveau Resident Evil sort au cinéma en 2026, nous nous sommes replongés dans les adaptations précédentes. Car rappelons que Resident Evil et le cinéma, c’est une histoire d’amour qui dure depuis près de 25 ans. C’est en 2002 que tout commence avec Paul W. S. Anderson, avant un reboot en 2021 sous le nom de Bienvenue à Raccoon City. L’occasion de vous proposer notre classement des films Resident Evil du pire au meilleur.

En tout, on compte sept films Resident Evil en prise de vue réelle. Les six premiers tournent autour d’Alice (Mila Jovovich), un personnage exclusif créé par Paul W. S. Anderson, dont la mythologie s’éloigne énormément des jeux de Capcom.
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Ensuite, on trouve Bienvenue à Raccoon City, qui se rapproche bien plus des expériences vidéoludiques avec des personnages bien connus, mais aussi une atmosphère similaire aux opus vidéoludiques. Mais au milieu de toutes ces adaptations, quels sont les moins bons opus et les meilleurs ? On vous propose notre sélection.
Voici notre classement des films Resident Evil du pire jusqu’au meilleur :
- Resident Evil: Apocalypse
- Resident Evil : Chapitre final
- Resident Evil: Afterlife
- Resident Evil: Retribution
- Resident Evil: Extinction
- Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City
- Resident Evil
7/ Resident Evil: Apocalypse
Resident Evil: Apocalypse est sans doute le plus mauvais. Pourtant, le postulat de départ avait de quoi plaire, avec un retour à Raccoon City, mais aussi la présence de Jill Valentine, Carlos Oliveira, le commissariat, les zombies et surtout Nemesis. La production est même allée jusqu’à reproduire la tenue de Jill Valentine de Resident Evil 3. Et pour Nemesis, c’est Matthew G. Taylor qui portait un costume, pas d’effets spéciaux numériques.
Sauf que voilà, Nemesis peine à convaincre, d’autant plus que le film lui ajoute une humanité à laquelle on peine à croire. Le pompon, c’est quand la créature verse une larme. Et pire que tout, Nemesis perd de sa menace et n’a pas l’air aussi imposant que dans Resident Evil 3, aussi bien l’original que le remake.
Heureusement, il reste quand même de bons points, comme le fait que l’action est bien plus spectaculaire. Mais il faudra faire avec un affrontement final décevant entre Alice et Nemesis. Heureusement, il reste Racoon City et Jill Valentine avec sa tenue emblématique.
6/ Resident Evil: Chapitre final
Pour le dernier épisode de sa saga, Paul W. S. Anderson a eu l’idée de faire retourner Alice à Raccoon City puis dans la Ruche. Resident Evil: Chapitre final fait même revenir des lieux et pièges du premier film avec des décors de 2002 reconstruits pour l’occasion.
On peut le dire, Paul W. S. Anderson a mis le paquet avec des paysages post-apocalyptiques filmés en Afrique du Sud ou encore une autoroute abandonnée de plus de deux kilomètres remplie de carcasses et de zombies.
Le problème de Resident Evil: Chapitre final, c’est surtout sa réalisation saccadée. Les cuts sont extrêmement rapides et courts et l’action est donc très compliquée à suivre. Parfois, ça frôle le ridicule, surtout avec un regard d’aujourd’hui. On a beaucoup critiqué Paul W. S. Anderson pour ses ralentis omniprésents, mais là, le réalisateur va un petit peu trop loin.
L’autre problème, c’est que Resident Evil: Chapitre final multiplie les révélations, quitte à se contredire ou à réinterpréter totalement la mythologie d’Alice. Le film est toujours un petit plaisir coupable, mais termine cette franchise Resident Evil de manière un peu précipitée et décevante.
5/ Resident Evil: Afterlife
Resident Evil: Afterlife signe le retour de Paul W. S. Anderson derrière la caméra et sa nouvelle obsession pour cet opus, c’est la 3D. C’est après avoir vu des images d’Avatar pendant sa production que le réalisateur décide de tourner entièrement son film avec cette technologie via le système Fusion développé notamment par James Cameron.
Tous les plans, que ce soient les mouvements, les ralentis, les projections vers la caméra ou les compositions profondes, sont pensés au départ pour la 3D. Bref, pour vivre au mieux Resident Evil: Afterlife, il fallait l’avoir vu au cinéma.
Resident Evil: Afterlife est bien plus maîtrisé que Resident Evil: Apocalypse. On trouve des scènes qui fonctionnent très bien et le film se déroule bien. Le souci, ce sont les ralentis de partout et l’influence de Matrix un peu trop présente. Le combat contre Albert Wesker ressemble plus à un boss final qu’à une scène avec du sens mais allons, ne boudons pas notre plaisir.
Paul W. S. Anderson est même allé jusqu’à reproduire des plans des jeux vidéo pour ce combat que beaucoup attendaient contre Albert Wesker. Resident Evil: Afterlife est loin d’être une réussite mais de nouveau, Paul W. S. Anderson arrive à ajouter ce petit quelque chose qui nous fait l’apprécier de manière coupable.
4/ Resident Evil : Retribution
Resident Evil : Retribution pousse encore plus loin la logique de s’éloigner de la mythologie vidéoludique. Dans le film, Alice se réveille dans une immense installation d’Umbrella où plusieurs environnements reproduisent Moscou, Tokyo, New York, etc.
Cet opus s’articule comme une sorte de jeu vidéo puisque des personnages morts sont présents sous forme de clones et les décors passent d’un environnement à l’autre. Et c’est justement ça qui est le plus fun avec Resident Evil : Retribution.
Paul W. S. Anderson ne cherche plus à garder un monde crédible et fait d’Umbrella bien plus qu’un laboratoire de recherche pharmaceutique. Il s’agit là d’une multinationale qui effectue aussi des recherches plus vastes.
La mise en scène est beaucoup plus symétrique et chorégraphiée et Resident Evil : Retribution aligne un gros casting. On retrouve aussi bien Jill Valentine qu’Albert Wesker ou encore Ada Wong, Barry Burton et évidemment Leon Scott Kennedy.
Rain Ocampo, incarnée par Michelle Rodriguez et personnage exclusif du premier film Resident Evil, fait aussi son retour. Revient la menace de la Reine Rouge et ses armes biologiques. Bref, tout un programme et surtout un gros spectacle avec Resident Evil : Retribution.
3/ Resident Evil : Extinction
Exit Raccoon City avec Resident Evil : Extinction qui s’inspire bien évidemment de Mad Max. La planète est désormais ravagée avec des décors post-apocalyptiques, zombies et autres créatures partout. L’histoire ? Alice traverse un désert où Claire Redfield dirige un convoi de survivants.
Le film a été tourné au Mexique ce qui lui permet d’offrir de vastes étendues désertiques sans aucune forme de vie autre que des rampants. La lumière du soleil est aussi écrasante, ce qui participe beaucoup à l’esthétique de Resident Evil : Extinction.
Plusieurs autres moments sont réussis comme Las Vegas sous le sable, la station-service perdue au milieu du désert ou encore l’attaque des corbeaux contaminés. Resident Evil : Extinction s’éloigne énormément du jeu avec une liberté totale pour proposer quelque chose de différent. Alice est bien trop puissante jusqu’à l’absurde, mais il faut le dire, c’est un véritable défouloir, entre action, monstres belliqueux et décors post-apocalyptiques.
2/ Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City
On quitte un petit peu la franchise autour d’Alice pour Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City. Cette fois-ci, on trouve Johannes Roberts à la réalisation qui puise directement dans l’univers des jeux vidéo. Capcom lui a même refilé les plans architecturaux du manoir Spencer et du commissariat de Raccoon City pour que les décors puissent reprendre leur structure.
Cette adaptation fait le choix de regrouper Resident Evil et Resident Evil 2 dans une seule nuit avec des personnages emblématiques comme Chris et Claire Redfield, Leon Scott Kennedy, Albert Wesker et William Birkin.
On retrouve même des reproductions de plans emblématiques des jeux comme l’apparition du premier zombie dans l’original sur PlayStation, qui tourne lentement la tête vers le joueur. Mais le film ne se contente pas d’empiler les références, puisqu’il y a une vraie proposition esthétique derrière.
Le réalisateur s’inspire beaucoup d’Assault de John Carpenter avec une ville mourante et des personnages encerclés pendant une nuit. La caméra est beaucoup plus posée, avec énormément d’obscurité, des éclairages à la lampe torche et autant d’effets pratiques que possible.
Malheureusement, il y a des ratés comme le fait que condenser les deux premiers jeux dans un film de moins de deux heures oblige à faire des sacrifices. Forcément, le rythme en souffre et plusieurs personnages peinent à convaincre comme Leon Scott Kennedy.
Mais Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City est une adaptation plaisante et quelques scènes marquent comme celle où Chris est dans le manoir Spencer, plongé dans le noir et uniquement éclairé par son zippo alors que des bruits étranges se font entendre. Ou encore quand Leon Scott Kennedy est au commissariat et ne voit pas le zombie en feu aller vers lui.
Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City est imparfait, parfois trop condensé et rapide, mais sa maîtrise visuelle vaut la peine qu’on jette un œil à cette adaptation. En tant que fan, j’ai beaucoup aimé le moment.
1/ Resident Evil
Mais dans mon cœur, le premier film Resident Evil de Paul W. S. Anderson est en tête. Alors oui, il prend énormément de libertés avec le jeu et ajoute des personnages exclusifs comme Alice. Mais on retrouve la logique d’un survival horror : celle d’une équipe qui descend dans un endroit dangereux, avec des accès qui se referment derrière et une menace dans chaque pièce.
Le premier Resident Evil marque surtout les esprits avec ses immenses espaces souterrains, avec une Ruche qui a été conçue pour paraître technologiquement crédible. Les pièces rappellent fortement la structure labyrinthique des jeux. Mais surtout, ce premier film Resident Evil a une identité visuelle et dégage quelque chose que la franchise de Paul W. S. Anderson ne retrouvera jamais complètement.
On pense forcément à l’emblématique robe rouge d’Alice mais aussi aux chiens contaminés et bien évidemment au fameux couloir laser qui en a traumatisé plus d’un. La musique de Marilyn Manson et Marco Beltrami offre une bande originale froide et mécanique qui marche parfaitement avec ce que propose Paul W. S. Anderson.
Le réalisateur n’a pas cherché à recopier Resident Evil, mais a imaginé sa propre adaptation autour avec une identité particulière. C’est certes moins fidèle que Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City, mais son approche survival horror fonctionne parfaitement.
Le film n’abuse pas de l’action et fait tout pour que les moments mouvementés offrent véritablement de la tension. 25 ans après, aucune autre adaptation de Resident Evil n’a vraiment retrouvé la simplicité et l’efficacité de ce premier essai.















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