Il n’existe plus que 13 de ces radars en France, mais leur disparition imminente cache une mauvaise surprise

Les radars gris de deuxième génération tirent leur révérence. Sur les routes françaises, il n’en existe plus que 13 alors qu’au pic, on en trouvait 650. Mais leur disparition ne signifie pas que les contrôles baisseront, bien au contraire. La France compte bien moderniser ses radars.

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radar automatique

De décembre 2004 à octobre 2006, ces radars marquèrent le début du contrôle automatique à grande échelle dans l’Hexagone. Leur taille réduite pour l’époque leur permettait de s’installer rapidement sur les terre-pleins, dans des endroits inaccessibles aux premières armoires.

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Les radars automatiques de deuxième génération seront supprimés et modernisés

Il faut dire que cette génération fut pensée pour être placée le plus souvent possible. Derrière la façade composée de trois fenêtres, on trouvait un flash, une caméra et le MESTA 210, appareil qui mesure la vitesse.

Depuis janvier 2026, ce sont déjà neuf de ces radars automatiques de deuxième génération qui ont quitté les routes. Le mois dernier, celui de la RN301 à La Courneuve fut démonté. On trouve encore quelques exemplaires à Marnes-la-Coquette, Hyères, Marseille ou encore Toulouse.

Bref, après vingt ans de bons et loyaux services, si on peut le dire ainsi, cette génération s’éteint. En 2016 déjà, la version mobile du MESTA 210 a quitté les véhicules des forces de l’ordre. Sauf que voilà, l’État ne compte bien sûr pas laisser ces emplacements vides.

C’est un remplacement et une modernisation qui sont programmés, puisqu’en 2026, le programme anticipe le renouvellement de 685 équipements anciens de plusieurs types. On parle aussi bien des radars classiques que des appareils placés sur certaines portions d’autoroute ou aux feux rouges. Les vieilles cabines s’en vont et des équipements modernes prennent le relais.

Les radars urbains ont déjà une grande place dans cette modernisation. En octobre 2026, on comptait déjà 150 exemplaires déjà en service sur les 340 prévus d’ici la fin de l’année. Une nouvelle génération qui contrôle la vitesse ou le passage au feu rouge.

Les autorités ont beaucoup plus de choix pour les installer via leur taille réduite, sur un mât ou sur du mobilier routier. Plus besoin de mettre une grosse armoire sur le bord de la chaussée.

Les collectivités pourront aussi installer leurs radars

La loi 3DS permettra aussi aux collectivités de financer leurs propres radars. Le calendrier a toutefois pris du retard à cause de l’homologation du futur radar et du partage des recettes entre l’État et les communes. Ce mois-ci, le projet de budget 2027 montre que le déploiement massif ne commencera probablement pas plus tôt que la fin de l’année 2027.

La première version de ces nouveaux radars sanctionnera la vitesse et le feu rouge, puis plus tard le contrôle du téléphone et de la ceinture. Pour 2031, la Cour des comptes vise l’installation de 9 819 radars automatiques contre 4 819 à la fin de l’année 2025. Il s’agit donc de 5 000 en plus sur six ans si le calendrier est respecté.

Ce n’est donc pas la fin du radar automatique, mais plutôt de cette génération vieillissante, encombrante et peu pratique. Et ça rapporte à l’État, puisque l’an dernier, les radars automatiques ont généré 21,8 millions de flashs et 15,2 millions d’avis de contravention.

Un business qui rapporte gros à l’État

Les amendes infligées par les radars ont rapporté 689 millions d’euros et pour le total des amendes routières, c’est 2,13 milliards d’euros. Cela reste en dessous des prévisions de 2,19 milliards, mais il faut prendre en compte les problèmes de disponibilité pour certains radars, suite à du vandalisme ou de la maintenance.

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