Le premier roman de Stephen King est enfin adapté au cinéma après 46 ans d’attente

Écrit alors que Stephen King n’était encore qu’un adolescent et publié en 1979 sous le pseudonyme de Richard Bachman, The Long Walk a marqué des générations de lecteurs. Pourtant, son adaptation au cinéma semblait maudite. En effet, pendant plus de quatre décennies, ce récit dystopique est passé de main en main, sans jamais parvenirs aux écrans.*

Le premier roman de Stephen King est enfin en adaptation au cinéma après 46 ans

Mais aujourd’hui, c’est confirmé ! Le film tant attendu, inttitulé Marche ou crève, sortira le 12 septembre de cette année et le poster officiel vient tout juste d’être révélé. Le projet est porté par le réalisateur Francis Lawrence (I Am Legend, The Hunger Games). Cooper Hoffman et Mark Hamill s’occupent du casting. Il promet d’être l’une des adaptations les plus fidèles de King jamais produites. 

Une route semée d’embûches 

En fait, l’adaptation de The Long Walk a connu une histoire presque aussi épuisante que la marche qu’il décrit. Dès les années 1980, des cinéastes légendaires comme George A. Romero ou Frank Darabont avaient tenté de porter le roman à l’écran. Mais les droits changeaient constamment de mains et le projet s’enlisait.

« C’était toujours le livre en haut de ma liste. Mais chaque fois que je demandais, la réponse était la même : il est pris par Darabont. »

Roy Lee, le producteur du film

Il a donc fallu attendre presque deux ans pour que les droits se libèrent, Francis Lawrence accepte de réaliser et Lionsgate donne son feu vert. En un temps record, le film passe alors au tournage.

L'affiche officielle de Marche ou crève 2025

Plus qu’un simple récit de survie

Il semble que Francis Lawrence n’a pas hésité une seconde lorsqu’il a appris que les droits étaient disponibles. The Long Walk serait d’ailleurs son roman préféré de Stephen King. À l’origine, le roman évoquait le départ des jeunes hommes à la guerre. Mais Lawrence y lit un parallèle avec les paradoxes de nos sociétés actuelles :

« Est-ce qu’on participerait à une marche comme celle-ci pour nourrir sa famille ? Pour garder un toit au-dessus de sa tête ? Dans un monde où le rêve américain s’effondre, ce message est plus que jamais universel. »

En outre, le tournage s’est voulu immersif. Concrètement, l’équipe a filmé en séquence, suivant l’ordre du récit, afin de mettre en évidence la dégradation physique et mentale des personnages. En effet, les acteurs ont réellement parcouru des kilomètres à chaque prise.

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Un casting prometteur

Le rôle central de Ray Garraty, marcheur n°47, revient à Cooper Hoffman, qui a déjà fait ses preuves dans Licorice Pizza. À ses côtés, David Jonsson incarne McVries, personnage clé sur lequel repose Garraty. D’autres jeunes talents comme Garrett Wareing (Stebbins) et Tut Nyuot (Baker) viennent compléter le groupe.

Mais la surprise vient surtout de Mark Hamill, méconnaissable dans le rôle du Major. Il y joue en effet une figure autoritaire qui dirige la marche d’une main de fer, bien loin de l’image de héros de Star Wars.

Un des premiers visuels de marche ou crève de Stephen King

Mais comment adapter King sans le trahir ?

Stephen King, désormais impliqué de près dans les adaptations de ses œuvres, a méticuleusement suivi celle-ci. Le maître de l’horreur a déjà approuvé le casting, le scénario et même certains détails essentiels de Marche ou crève. Sa seule remarque concernait la vitesse de marche :

« Dans le script, c’était quatre miles à l’heure. Mais personne ne peut marcher à ce rythme sur la durée. Dans le livre, c’est trois miles. Corrigez ça. »

Par contre, quelques ajustements ont été réalisés, notamment la réduction du nombre de marcheurs (50 au lieu de 100) pour des raisons budgétaires et cinématographiques.

D’après Francis Lawrence :

« L’essentiel était de garder l’esprit du roman, ses personnages, ses thèmes et sa conclusion énigmatique. Je voulais que le public ressente la même réflexion existentielle que les lecteurs. »

  • Après 46 ans d’attente, The Long Walk, premier roman de Stephen King, arrive enfin au cinéma sous la direction de Francis Lawrence.
  • Fidèle au texte mais modernisé, le film met en avant Cooper Hoffman et Mark Hamill dans une dystopie où la survie passe par la solidarité.
  • Plus qu’une simple adaptation, c’est une réflexion sur l’endurance, l’amitié et l’humanité face à l’adversité.

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