Des pirates informatiques iraniens menacent l’administration Trump. Le groupe est déjà responsable du vol de documents de campagne l’été dernier et affirme détenir 100 Go de données qu’il menace de publier.

L’été dernier, ces hackers qui collaborent avec l’armée iranienne ont dérobé des documents de la campagne Trump avant de les transmettre aux équipes de Joe Biden et à plusieurs médias comme le New York Times et Politico. Cette opération visait à influencer l’élection présidentielle américaine.
Des mails très privés de Donald Trump pourraient être dévoilés
Le groupe s’est récemment confié à Reuters en expliquant disposer de mails internes de proches collaborateurs de Trump. On parle de Susie Wiles, chef de cabinet, Roger Stone, fidèle supporter, Lindsey Halligan, avocate de Donald Trump, et Stormy Daniels, ancienne actrice pornographique qui affirme avoir eu une relation avec le président américain.
Les pirates envisagent de vendre ces mails sans révéler leur contenu exact ou si des acheteurs sont intéressés. Cette affaire intervient dans un contexte tendu alors que l’Iran et Israël se livrent une guerre faisant craindre une hausse du prix de l’essence à la pompe.
L’administration Trump minimise ces menaces. La partie directrice des affaires publiques de l’Agence de la cybersécurité et de la sécurité des infrastructures déclare sur X : « cyberattaque » constitue « de la propagande numérique » et une « campagne de diffamation calculée pour nuire au président Trump et discréditer d’honorables soutiens ».
L’Iran n’est pas un acteur majeur du piratage, Israël est considéré comme bien plus redoutable. Mais les pirates iraniens utilisent des tactiques très sournoises. Par exemple, en installant des logiciels malveillants sur les téléphones d’officiels pour enregistrer leurs appels et surveiller leurs activités.
Ces pirates auraient également volé des mails de responsables sans lien avec Donald Trump, comme un ancien directeur adjoint de la CIA, l’ancien ambassadeur américain en Israël et d’autres hauts responsables gouvernementaux.
Bref, le contexte est tendu pour Donald Trump, qui est également en conflit avec Elon Musk depuis plusieurs semaines. En septembre 2024, le ministère de la Justice sous Joe Biden a condamné les pirates iraniens en les accusant d’« attiser la discorde, d’éroder la confiance dans le processus électoral américain et d’acquérir illégalement des informations sur d’actuels et anciens responsables américains ».
Source : Gizmodo
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