Les IPTV illégales sont dans le viseur des autorités et en Italie, une nouvelle stratégie fait débat. De fausses plateformes ont été créées dans l’unique but de piéger les internautes qui se rendent dessus. La justice passe à la seconde dans ses mesures préventives qui visent les clients.

- En Italie, les autorités ont mis en place de faux sites IPTV illégaux pour piéger les clients
- Les clients entrent leurs informations privées (nom, adresse, informations bancaires…) que les autorités récupèrent
- Si pousser au délit est interdit en Italie, ces données sont utilisées dans le cadre d’autres enquêtes
L’Italie n’en est pas à son coup d’essai. Récemment, la justice a ordonné que les informations personnelles des clients d’IPTV illégales soient transmises aux autorités. Mais le gouvernement va plus loin avec des plateformes factices destinées à piéger les utilisateurs.
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De faux IPTV illégales pour piéger les clients et récupérer leurs informations
En Europe, on rigole donc de moins en moins avec ces IPTV illégales, plus particulièrement celles qui diffusent du football. Le client d’une plateforme l’a appris à ses dépens puisqu’en Grèce, il a été condamné à de la prison ferme, une décision historique. L’Italie ne rigole pas non plus et après des amendes pour les utilisateurs, de faux sites sont mis en place par les autorités.
Elles reproduisent parfaitement les plateformes pirates et s’articulent comme des pages de phishing. Pourquoi ? Car à l’inscription, les clients entrent leurs données personnelles : nom, adresse, informations bancaires… Ces éléments sont utilisés comme preuves pour établir le visionnage de contenus protégés comme le football de la Serie A mais aussi les films. Et ça marche.
L’Italie a déjà identifié certains clients et les personnes piégées s’exposent à des amendes entre 500 et 5000 euros. Toutefois, cette stratégie soulève des questions éthiques et juridiques puisqu’elle incite à l’infraction. Pourquoi punir des internautes qui se sont inscrits sur des IPTV illégales qui n’en sont pas ?
La législation italienne interdit aux autorités d’inciter à commettre des délits. Toutefois, elle permet aux forces de l’ordre de collecter des preuves dans le cadre d’enquêtes légales. Preuve que la méthode est discutable, plusieurs personnes piégées ont vu leur sanction réduite à une amende administrative, faute de solides preuves. Quid des libertés individuelles ? De nouveau, la question se pose.
D’habitude, les autorités visent les gérants des IPTV illégales jusqu’à prononcer des peines de prison ferme. Mais les forces de l’ordre estiment qu’il faut désormais attaquer les clients de ces plateformes qui alimentent le marché en souscrivant à des plateformes payantes. De l’argent sale pour les gouvernements.
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