Jeff Bezos frappe un grand coup avec Prometheus. Sa société d’IA a annoncé une levée de fonds de 12 milliards de dollars pour une valorisation de 41 milliards de dollars. Un record pour une entreprise créée sept mois auparavant et qui ambitionne d’automatiser le travail des ingénieurs.

- Jeff Bezos lève 12 milliards de dollars pour Prometheus, sa société d’IA valorisée 41 milliards de dollars après seulement sept mois.
- L’entreprise veut créer un « ingénieur général artificiel » pour accélérer la conception de moteurs, puces, médicaments et systèmes physiques complexes.
- Bezos promet une hausse du niveau de vie, mais son passé chez Amazon rend son discours sur l’emploi beaucoup moins rassurant.
La levée attire du très beau monde. On parle de JPMorgan Chase, de Goldman Sachs, de BlackRock et de Jeff Bezos lui-même, qui remet la main au portefeuille. À sa création en novembre 2025, Prometheus a déjà récolté 6,2 milliards de dollars.
Une levée de fond énorme pour Prometheus, l’IA de Jeff Bezos
Le total dépasse les 18 milliards de dollars en à peine sept mois d’existence. Jeff Bezos co-dirige la société avec Vik Bajaj, ancien cofondateur de Verily, la filiale d’Alphabet des sciences de la vie.
Mais alors, à quoi sert Prometheus ? L’entreprise développe un « ingénieur général artificiel », soit un logiciel capable d’automatiser la conception et la production de systèmes physiques complexes. Les moteurs d’avion, les puces, les médicaments, tout passe par cette IA entraînée sur des données du monde physique.
Jeff Bezos donne un exemple concret à CNBC. « Si vous demandez à un fabricant de moteurs d’avion le même moteur avec 10 % de poussée en plus, cela peut prendre dix ans », explique le milliardaire. Son objectif est de rendre ce cycle « dix fois plus rapide, voire davantage ».
Quid du remplacement des travailleurs ?
La société emploie 150 personnes entre San Francisco, Londres et Zurich. Mais ses produits restent secrets. Une grande partie des fonds financera la puissance de calcul.
Mais le discours social du milliardaire interpelle. Alors que beaucoup de patrons de l’IA prédisent une disparition d’énormément d’emplois, Jeff Bezos parle d’une future « pénurie de main-d’œuvre ». Selon lui, la demande de travailleurs dépassera l’offre.
« Une productivité importante dans l’économie élèvera le niveau de vie », affirme-t-il. « Les foyers avec deux salaires passeront à un seul salaire. Certains arrêteront les heures supplémentaires. »
Une société IA déjà majeure
Sauf que voilà, le passé du fondateur d’Amazon raconte une autre histoire. Le leader du commerce en ligne emploie plus de 1,5 million de personnes et a licencié des dizaines de milliers de salariés en un an, au nom de l’automatisation.
La valorisation de 41 milliards de dollars place tout de même Prometheus parmi les jeunes sociétés d’IA les plus chères de l’histoire. Et pour cause, les investisseurs se ruent sur l’IA physique, un secteur jugé plus défendable que juste le logiciel.
Source : CNBC
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