Piratage Rassemblement national : qui est concerné et quelles données ont été récupérées par le pirate ?

Le Rassemblement nationa, est au centre d’une affaire de piratage aux versions contradictoires. Un pirate revendique le vol d’une base de données du site du parti, avec plus d’un millier d’élus, de candidats et de cadres potentiellement concernés. Mais d’autres données bien plus sensibles auraient été récupérées.

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© Vox España
  • Un pirate affirme vendre une base SQL du Rassemblement national, avec plus d’un millier d’élus, candidats et cadres potentiellement concernés.
  • Des données sensibles auraient été volées, dont cartes d’identité, numéros de Sécurité sociale, adresses et téléphones, mais rien n’est confirmé publiquement.
  • Le RN reconnaît seulement un compte candidat compromis par un mot de passe faible, tandis que Marine Le Pen a aussi vu son compte X piraté.

Sauf que le Rassemblement national du parti ne reconnaît que la compromission du compte d’un candidat. Entre les deux histoires, aucune preuve publique ne tranche pour le moment. C’est le 20 juillet 2026 qu’un pirate a publié une annonce sur un forum du dark web où il affirme vendre une base de données SQL extraite du site rassemblementnational.fr.

Quelles données du Rassemblement national auraient été volées ?

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On parle d’un fichier de 95 tables, daté du jour de la revendication. Dedans, on trouve les tables classiques de WordPress, les données de Gravity Forms pour les formulaires du site et des communications internes par SMS. Selon French Breaches, plus d’un millier de personnes seraient concernées, entre élus, candidats, responsables, juristes et collaborateurs du parti d’extrême droite.

Toutefois, autre son de cloche chez Seb, un expert en cybersécurité. Sur X, le spécialiste qui collabore avec FrenchBreaches, référence dans le domaine, contredit le Rassemblement national qui explique que les données personnelles n’ont pas été volées. Capture d’écran à l’appui, il parle de plusieurs éléments graves entre les mains des pirates. Mais cette affirmation reste à prendre avec des pincettes.

Selon ses informations, rien de confirmé à ce stade, voici les données que les pirates auraient volé au Rassemblement national :

  • Carte d’identité
  • Numéro de Sécurité sociale
  • Adresses postales
  • Numéros de téléphones

Bref, des données extrêmement sensibles. Un numéro de Sécurité sociale peut être détourné pour des arnaques graves, tout comme la carte d’identité. On parle d’usurpation d’identité qui mènent parfois à des prêts bancaires étouffants au nom des victimes. Avec l’adresse postale et le numéro de téléphone d’une personne ciblée, les faussaires ont de quoi mener des attaques solides.

Deux intrusions dans les données du Rassemblement national ?

Les faits rapportés à ce jour nous rapportent deux intrusions distinctes. Quelques jours auparavant, une première intrusion a visé une application rattachée au site, avec une détection et une correction le jour même. La seconde a exploité une vulnérabilité de WordPress. La photo de Marine Le Pen dans l’organigramme du site a même été remplacée par un chat aux couleurs des drapeaux algérien et marocain lors du piratage.

Le 21 juillet 2026, le Rassemblement national a confirmé le piratage de son site et a annoncé une plainte. Sauf que voilà, sa version du piratage raconte une tout autre histoire que celle du pirate. À BFMTV, le parti d’extrême droite décrit une tentative d’intrusion « limitée » au compte d’un candidat aux élections municipales et de ses co-listiers.

La cause avancée ? Une « négligence de robustesse de son mot de passe ». Une source interne du parti d’extrême droite assure à France Télévisions que les données personnelles n’ont pas été volées « à ce stade » et que les vérifications continuent.

En gros, le parti d’extrême droite pointe la responsabilité sur un mot de passe trop faible et écarte une faille de toute son infrastructure. Résultat, le parquet de Paris a ouvert une enquête et l’a confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité.

Entre une base complète du site et un simple compte compromis, l’écart est immense et il n’existe aucune preuve publique pour trancher. Il faut dire que le pirate n’a diffusé aucun échantillon et aucune preuve technique de son accès. L’individu est toutefois un habitué, avec plusieurs ventes de données françaises à son actif.

Le compte X de Marine Le Pen a aussi été supprimé

Avant celle du Rassemblement national, une base de données de La France insoumise a circulé sur ces canaux de vente. Il semblerait donc que le pirate n’ait pas forcément de revendications politiques contre le parti d’extrême droite mais s’en prend à toutes les failles à l’approche de 2027. Mais rien de confirmé, juste une hypothèse.

Mais ce n’est pas tout car ce mardi, le compte X de Marine Le Pen a subi un piratage. Une cryptomonnaie appelée LEPEN fut promue en anglais. Le texte de la publication appelait à investir pour que la France « ne cède pas son destin à d’autres ».

La publication a disparu au bout de quelques minutes. « Le compte de Marine Le Pen a été hacké. Nous travaillons activement à son rétablissement », a indiqué le parti. Le Rassemblement national assure que ce piratage et l’intrusion visée par sa plainte n’ont aucun rapport.

L’approche des élections de 2027 fait que les partis politiques sont des cibles de premiers choix. La suite à ce niveau ? La publication éventuelle d’un échantillon par le pirate et les conclusions de l’enquête judiciaire.

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