William Shakespeare était-il amateur de cannabis ?

La question semble abrupte, voire imprudente à première vue, mais elle se pose depuis que des scientifiques sud-africains ont annoncé avoir décelé des traces de cannabis dans les pipes ayant appartenu à Shakespeare.

En effet, cette substance a été détectée dans les « bouffardes » découvertes sur l’ancienne propriété du plus grand écrivain de culture anglaise.

Soumis à l’analyse, ces objets s’avèreraient donc être positifs au cannabis, mais ce n’est pas la seule drogue que l’écrivain aurait consommée. Des traces de cocaïne ont effectivement été remarquées sur deux autres pipes, cette fois-ci repérées dans l’arrière-cour de ses voisins d’antan, ce qui ne prouve rien.

shakespeare

Shakespeare trouvait-il son inspiration en fumant du cannabis ?

L’information parait déraisonnable mais c’est pourtant des résultats d’une analyse sérieuse qu’elle vient d’émerger. Reprise en boucle par les plus grands médias français et internationaux, cette dépêche relaye que l’auteur a été un consommateur de cannabis. Et éventuellement de cocaïne.

C’est lors de la fouille du jardin de l’illustre écrivain anglais que furent retrouvées les quatre pipes suspectes. Provenant donc de la propriété de Shakespeare située à Stratford-Upon-Avon, qui est par ailleurs sa ville natale, les pipes pourraient probablement avoir été utilisées par l’auteur de Macbeth, Othello, Roméo et Juliette ou encore d’Hamlet.

Bien qu’aucune preuve tangible ne vienne confirmer qu’il fut bien celui qui fuma ces pipes, certains éléments retrouvés au sein de son immense œuvre littéraire permettent d’étayer cette théorie. En effet, il a fait allusion aux effets du cannabis à plusieurs reprises dans ses textes, comme par exemple dans le Sonnet 27 :

« Epuisé de fatigue, je me mets vite au lit, reposoir cher à mes membres harassés ; mais alors commence un voyage dans ma tête qui fait travailler mon esprit, quand expire le travail de mon corps. »

Ou encore dans le Sonnet 76 où il mentionne directement le mot « weed » qui signifie « herbe ».

Mais étant donné qu’il est impossible d’exhumer le corps de Shakespeare pour mettre en évidence les aboutissements de ces analyses, concluons, avec un clin d’œil humoristique à l’une des plus grandes comédies de Shakespeare, qu’on aime souvent faire Beaucoup de bruit pour rien.


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