Volkswagen a triché pour économiser 300 € sur chaque voiture

On en apprend chaque jour un peu plus sur le scandale Volkswagen. Après la démission de son désormais ex-PDG, l’aveu de l’implication de ses filiales Audi et Porsche dans le trucage anti-pollution, voici que l’on connait désormais une des raisons de cette manipulation. La marque allemande a procédé à cette tricherie afin d’économiser 300€ sur chaque voiture.

Rapportée à 11 millions de véhicule, cette somme devient tout de suite plus impressionnante. Il faut aussi avouer que plus de 3 milliards d’euros d’économie, ça fait réfléchir, même les plus moraux d’entre nous. Problème, cette économie va s’avérer bien plus coûteuse que prévue…

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Bosh fournit Volkswagen en logiciels truqués et affirme avoir prévenu VW de leur illégalité

Il faut remonter dix ans en arrière pour comprendre comment cette affaire a commencé. En 2005, Volkswagen scrute avec une attention toute particulière le marché américain sur lequel elle souhaite importer ses véhicules diesel. Seul hic, les normes d’émissions d’oxyde d’azote sont beaucoup plus strictes aux Etats-Unis que dans l’Union Européenne et les véhicules diesel VW ne correspondent pas à ces normes.

Alors, pour réussir à s’immiscer outre-Atlantique, Volkswagen se trouvait face à un dilemme. Soit ses ingénieurs intégraient une technologie SCR aux moteurs de ses voitures Diesel, ce que l’entreprise n’a pas fait car le coût de cette opération aurait été de 300 euros par véhicule ; soit il fallait trouver un moyen de contourner la règlementation et donc truquer les contrôles. Eh bien, c’est ce qu’à choisir de faire Volkswagen.

Le géant automobile allemand se tourne alors vers son compère Bosch qui lui livre tout le nécessaire pour outrepasser les lois. Bien entendu, l’équipementier pour l’industrie automobile précise que l’utilisation d’un tel logiciel est illégale, mais apparemment sa commercialisation ne l’est pas…  Bosch se défend en affirmant que ce logiciel ne devait servir qu’en interne.

En outre, Volkswagen, qui voulait faire des économies, va finir par payer les pots cassés. Et au lieu des 3 milliards que l’entreprise aurait pu investir et sûrement rentabiliser avec le temps, elle devra s’acquitter d’une amende qui devrait atteindre les 18 milliards de dollars, soit 16 milliards d’euros. Et la facture pourrait être encore plus salée suite aux nombreuses plaintes déposées à son encontre. L’affaire ne fait que commencer…


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