UberPop : François Hollande veut dissoudre le service

Après une journée de heurts et de conflits entre artisans taxis et chauffeurs UberPop, le chef de l’état, bien que condamnant les violences commises dans certaines grandes villes de France, a annoncé la nuit dernière que le service de transport entre particuliers UberPop devait être « dissous et déclaré illégal ».

francois hollande

Une guerre déclarée

Voilà un certain temps déjà que le jeu du chat et de la souris se poursuit entre chauffeurs UberPop et chauffeurs de taxi. Les uns revendiquent leur droit à travailler pendant que les autres demandent leur interdiction pure et simple. Le ministre de l’intérieur avait notamment déclaré plusieurs fois le service illégal alors que de nombreux préfets (comme ceux de Paris et Lille) ont déjà interdit les chauffeur UberPop de circulation dans leurs villes.

De leur côté, les syndicats taxis plus que mécontents de cette concurrence qu’ils jugent déloyale, n’ont pas tardé à exposer leurs griefs ; aucun contrôle des véhicules ni de la qualité de conduite des chauffeurs, des prix cassés en raison de l’absence de taxation, du travail assimilé comme illégal … Bref tous les mécontentements ont été exprimés jusqu’à cette journée de mobilisation ponctuée de grèves, d’opérations escargot, de blocages et d’incidents parfois violents.

Enfin, les UberPop eux ne demandent qu’à pouvoir travailler, rappellent que l’application n’est pas interdite et soulignent que si les taxis faisaient preuve d’une plus grande amabilité et de tarifs plus compétitifs, leur clientèle leur serait plus fidèle.

Un début de compromis

Reçu jeudi soir à l’Élysée, une partie des syndicats s’estime satisfaite des annonces qui leur ont été faites. En effet François Hollande a déclaré que officiellement que le service « UberPOP doit être dissous et déclaré illégal et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée ». Pour autant, celle-ci devra pour être légale « être autorisée par des décisions de justice ».

À ce jour les syndicats UNIT et CFDT appellent à reprendre le travail dans le calme alors que la CGT soutiendra le mouvement s’il est massivement reconduit et que Taxis de France appelle clairement à poursuivre la mobilisation. Des actions plus ou moins isolées pourraient donc encore avoir lieu ce vendredi.

Au total 10 personnes ont été interpellées, 7 policiers blessés, 70 véhicules ont été saccagés et des dizaines de passagers bousculés sans que réellement le statut des UberPop n’ait changé.

À ce jour l’application compte 400 000 inscrits, mais chaque chauffeur risque 1 an de prison, 15 000€ d’amende, la saisie de son véhicule et le retrait de son permis à chaque fois qu’il charge un client.


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