Uber annonce la suspension de son service UberPop en France

L’information vient de tomber. Suite aux échauffourées de la semaine dernière lors de la mobilisation des taxis contre les licenciés UberPop, puis après le renvoi en correctionnelle des deux dirigeants d’Uber France, le siège américain a décidé de suspendre UberPop en France.

UberPop suspendu Thibaud Simphal

UberPop permettait aux particuliers de se transformer en chauffeurs avec leurs voitures personnelles. Perçu comme un coup bas et une concurrence déloyale par les taxis devant s’endetter pour payer leurs licences, la colère avait atteint son apogée la semaine dernière.

Déclarée illégale, le Président Hollande avait été jusqu’à demander la dissolution de l’application, mais cela ne pourra se faire sans une décision de justice. Pendant ce temps, le service UberPop avait bien décidé de continuer à exister en attendant le verdict judiciaire, jusqu’à aujourd’hui.

« Nous avons décidé de suspendre le service UberPop à 20 heures ce soir, vendredi 3 juillet. »

C’est ce qu’a déclaré au quotidien Le Monde, Thibaud Simphal, l’un des dirigeants d’Uber France risquant actuellement une peine de prison. Cette démarche se fait en premier lieu dans un souci de protection des chauffeurs, ceux-ci pris pour cibles par les taxis qui n’hésitent pas à caillasser toutes voitures leur semblant suspectes, quitte à agresser des quidams étrangers à ce conflit.

En second lieu, le fait de suspendre le service est sensé montrer qu’Uber ne cherche pas à envenimer la situation et attendra sagement la décision du Conseil Constitutionnel sur la loi Thévenoud tranchant sur la concurrence entre taxis et VTC.

Quelles solutions pour l’avenir ?

Les représentants ne se laissent pas abattre. Thibaud Simphal explique que déjà aux États-Unis, le service Uber X a dû être supprimé. En réalité, cette polémique les a vraisemblablement servis, le téléchargement de l’application ayant augmenté ces derniers jours.

Pour ce qui est des salariés UberPop, il faut savoir qu’à 87 %, ces personnes proposaient leurs services de conducteurs afin d’arrondir leurs fins de mois, généralement engrangeant dans les 8000 euros sur une année. Uber ne les laissera pas tomber et réfléchit déjà à leur avenir.

Actuellement, c’est la Loi Thévenoud qui bloque. Permettant la délivrance de la carte de VTC aux conducteurs, elle aurait du mal à accorder l’autorisation par rapport à la prolifération des Uber. Apparemment, seulement 215 cartes auraient été délivrée alors que des milliers de personnes sont en attente.

Cherchant à trouver un compromis avec le Gouvernement, Uber voudrait se calquer sur le modèle londonien où taxis et Uber cohabitent respectueusement (80000 VTC et 30 000 cabs). Dans Paris 17 000 taxis circulent contre 10 000 VTC.

Ils chercheraient également à revoir la méthode de passage à l’examen de VTC paraissant trop cher et chronophage, c’est à dire 6 mois de formation, 250 heures pour 6000 €. Il serait également question de proposer des véhicules plus abordables que les berlines lourdes et gourmandes en carburant.

 


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