La tuberculose pourrait coûter la vie à 75 millions de personnes à travers le monde d’ici 2050

Toux, essoufflement, suffocation, fatigue constante et perte de poids sont les symptômes généraux de la tuberculose. La maladie pourrait provoquer le décès de 75 millions de personnes à travers le monde d’ici à 2050.

toux-persistante-tuberculose

À l’heure d’aujourd’hui, la tuberculose provoque à elle seule 4 100 décès par jour dans le monde soit 1.5 million par an, et pourtant elle reste peu connue et peu médiatisée. En comparaison, le virus Ebola a causé la mort de quelques 11 000 personnes en un peu moins de deux ans.

Mais à cause d’un taux de contagion extrêmement élevé et d’une durée de traitement très longue, la tuberculose ne fait que croître et pourrait d’ici à 2050 avoir tué 75 millions de personnes si les gouvernements ne font rien.

Une maladie potentiellement mortelle est très volatile

La transmission de la tuberculose se fait par voie aérienne, par la simple volatilité des micro particules de salive et de mucus contenues dans la toux. Ces molécules peuvent rester plusieurs heures en suspension, c’est ce qui rend la maladie particulièrement dangereuse.

Selon L’OMS, un tiers de la population mondiale est contaminé et ceux dont le système immunitaire n’est pas assez solide pour contenir la maladie souffrent jusqu’à s’éteindre au bout de plusieurs année de maladie.

tuberculose poster

crédit : CDC, PLos One, WHO

Sans un traitement approprié, d’une durée de 6 à 9 mois et d’un coût avoisinant les 17 000 dollars associé une période d’isolement, les malades contaminent leur entourage et bien plus.

Pourtant, avec les soins nécessaires, que la grande majorité des non-occidentaux ne reçoivent pas, 9 cas sur 10 pourraient être guéris. Il s’agit là du problème de santé du à un agent infectieux le plus meurtrier après le Sida.

À cause du prix des soins et de la difficulté à recevoir le traitement approprié, l’infection se propage toujours plus et fini par créer une variante multi-résistante que les médicaments dédiés à la tuberculose sont incapables de guérir.

Tuberculose multi-résistante

Dans le cas de cette infection aussi nommée par les initiales TB-MR le coût est tellement exorbitant que seuls 10% des malades peuvent en bénéficier. Les 90% qui restent dépérissent en transmettant la maladie.

cout traitement tuberculose

crédit : CDC

En 2013, avec 480 000 de tuberculose TB-MR cas dans le monde dont environ 100 aux États-Unis, on estime que l’infection devrait doubler dans les 15 à 20 années qui arrivent.

Un rapport du gouvernement britannique porte le nombre de décès à 75 millions dans les 35 ans à venir. L’épidémiologiste David Dowdy précise toutefois que le nombre de cas pourrait être divisé par deux si toutes les personnes infectées et détectées étaient traitées.

Mais pour cela la recherche doit s’organiser et continuer car un seul cas de TB-MR peut coûter à lui seul jusqu’à 90 000€ en médicaments tout en apportant que 50% de chance de guérison.

Ses effets secondaires sont particulièrement terribles et vont de la dépression nerveuse à la perte d’audition et même à la psychose médicamenteuse pour parfois aboutir à un suicide du patient également soumis à l’isolement pour de longues périodes.

« Si on m’avait demandé en 1992 si je préférais avoir le sida, une hépatite C chronique active ou la TB-MR, j’aurais opté pour la tuberculose, parce qu’elle était soignable, aujourd’hui, en revanche, je préférerais incontestablement souffrir d’hépatite C (…) ou du sida, étant donné qu’il suffit de prendre un comprimé quotidien pour le restant de ses jours pour que la maladie ne se déclare pas. » indique le docteur Randall Reves professeur de médecine et de santé publique à l’université du Colorado.

cas tuberculose tb mr monde 2013

crédit : OMS

Le plus gros problème étant que, sur la centaine de cas recensés aux États-Unis, 80% doivent avoir contracté la maladie hors des frontières du pays. Ajoutez à cela son extrême instabilité et vous obtenez la possibilité d’une contamination mondiale et les prédictions alarmistes de l’OMS.


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