Tricher au Bac : quels sont les risques encourus ?

Se faire remplacer par quelqu’un d’autre, lire sur son smartphone ou avoir recours à une antisèche, les méthodes pour tricher au Bac sont nombreuses. Mais avant de s’y adonner, il faudrait y réfléchir par deux fois, car si les techniques de triche se développent au fil du temps, favorisées notamment par l’apparition des divers objets connectés, les sanctions contre les fraudeurs se durcissent elles aussi.

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À quelques jours de l’examen tant redouté, la pression monte et la peur s’installe chez de nombreux candidats. C’est le moment où certains petits malins peuvent penser fortement à la triche, et même à préparer la stratégie à déployer. Pourtant, les sanctions encourus peuvent être préjudiciables. Parce que certains peuvent l’ignorer, il est toujours utile de faire un petit exposé sur les risques auxquels s’exposent les candidats fraudeurs.

Qu’est-ce qui peut être reconnu comme fraude au BAC ?

La loi définit les cas suivants comme étant frauduleux. Tout candidat qui y a recours s’expose donc à des poursuites :

  • La substitution de personne : il s’agit du cas où le candidat se fait habilement remplacer par quelqu’un d’autre pour passer les épreuves à sa place.
  • L’utilisation d’un téléphone portable ou de tout autre appareil pouvant permettre des échanges ou la consultation d’informations. Ex : montre connectée, ipod, liseuse/tablette ou tout autre support numérique multimédia).
  • Toute forme de communication entre candidats, durant l’épreuve, quel que soit le sujet.
  • L’utilisation d’une calculatrice si celle-ci n’est pas autorisée par une note explicite dans l’épreuve.
  • L’utilisation de papier ou de toute autre forme de document non autorisé. Les feuilles de brouillon sont fournies par les surveillants au début de chaque épreuve.

Procédure disciplinaire en cas de fraude

Le candidat est autorisé à continuer la composition après l’intervention du surveillant, sauf dans les cas les plus graves comme la substitution de personne ou la perturbation du bon déroulement d’une épreuve.

Même dans le cas où le candidat est autorisé à continuer l’épreuve, le matériel ou la preuve de la fraude reste confisqué. Les surveillants mentionnent le cas de fraude dans leur procès verbal et il revient au recteur d’engager la poursuite en saisissant une commission de discipline du baccalauréat.

Quelles sont les sanctions encourues ?

Celles-ci dépendent de la gravité des faits et peuvent être très lourdes. Déjà, le candidat ne peut ni connaître ses résultats, ni s’inscrire dans un établissement post-bac tant que la commission ne s’est pas tenue.

Les sanctions peuvent être de deux ordres : administratif et pénal.

Sanctions administratives :

  • Le candidat fraudeur se voit attribuer un 0/20 d’office à l’épreuve en question,
  • Le blâme avec inscription au livret scolaire,
  • La privation de toute mention au baccalauréat,
  • L’interdiction de participer à tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat ou d’un titre ou diplôme délivré par un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat pour une durée maximum de 5 ans.

La sanction pénale est prévue pour les fautes très graves (révélation d’un sujet, substitution d’identité…). En plus des sanctions administratives, le fautif encourt jusqu’à 3 ans de prison et 9 000 euros d’amende.


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