Il est possible d’être bourré sans boire une goutte d’alcool

Pour la plupart d’entre nous, prendre une cuite signifie avaler une quantité non négligeable de verres d’alcool dans une soirée et bien souvent le regretter le lendemain.

Cependant, certaines personnes en arrivent à peu près au même résultat simplement en avalant … du pain. Cette maladie rare est connue sous le nom de syndrome d’auto-brasserie.

syndrome auto brasserie

Ivre sans avoir bu une seule goutte d’alcool

Si la capacité à ressentir l’ivresse sans avoir à consommer la moindre goutte d’alcool peut paraître réjouissante et surtout très économique, il s’agit pourtant d’une maladie aux conséquences assez graves qu’il est nécessaire de prendre au sérieux.

Le problème ? Le syndrome d’auto-brasserie est assez difficile à diagnostiquer.

Pour preuve, la mésaventure de ce texan de 61 ans qui s’est lui-même présenté à l’hôpital en état d’ébriété, affirmant toutefois qu’il n’avait absolument rien consommé.

Après quelques analyses, son taux d’alcoolémie s’est en effet révélé être proche des 0.40 grammes par litre de sang alors que la limite autorisée aux USA est de 0.08g/L.

Placé en observation pendant 24 heures, le patient nourri d’aliments riches en glucides et dans l’incapacité de boire a pourtant vu son taux d’alcool augmenter régulièrement jusqu’à attendre 0.12%.

En réalité, l’homme souffre d’un syndrome d’auto-brasserie causé par une infection aux Saccharomyces cerevisiae, autrement dit à la levure boulangère.

Donc, à chaque fois qu’il mange ou boit quoi que ce soit contenant de l’amidon comme des pâtes, du pain ou encore du soda, la levure entre automatiquement en fermentation ce qui a pour résultat de la transformer en éthanol et donc de causer l’ivresse.

L’origine de cette infection pourrait venir d’une trop grande absorption d’antibiotiques parfois source de développement de champignons comme la levure.

Pour en venir à bout, il est nécessaire de réadapter le régime alimentaire en excluant totalement les glucides afin que la fermentation ne puisse plus se produire. À l’heure actuelle, la plus jeune patiente recensée de cette affection apparue au Japon dans les années 70, est une fillette de 3 ans dont les symptômes d’ivresse inexpliqués avaient alarmés les parents.


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