Le surpoids et l’obésité réduiraient l’espérance de vie de 1 à 10 ans

L’obésité et l’excès de poids réduiraient l’expérience de vie de 1 à 10 ans, d’après une vaste étude publiée cette semaine dans la revue The Lancet.

 

obesite deces prematureOn sait qu’elle est liée à des risques de maladies cardiovasculaires, d’AVC, de cancer, mais aussi de diabète. Ça en fait beaucoup pour elle seule, et c’est donc logiquement qu’elle est considérée dans beaucoup de pays comme un problème de santé publique. L’une de ses conséquences est accroître le risque de décès prématuré.

Les personnes en surpoids perdent en moyenne un an d’espérance de vie, et cela peut monter jusqu’à 10 ans pour les cas d’obésité sévère.

C’est ce que confirme une vaste étude internationale qui a concerné près de 4 millions d’adultes d’horizons divers : Amérique du Nord, Europe, Asie, Australie et Nouvelle Zélande. Pour les chercheurs, cette étude « établit de façon certaine que le surpoids ou l’obésité sont associés à un risque accru de décès prématuré ».

« En moyenne, les personnes en surpoids perdent environ un an d’espérance de vie. Celles modérément obèses en perdent trois (…) Quant aux personnes atteintes d’obésité sévère, elles perdent environ dix ans d’espérance de vie » explique le Dr Emanuele Di Angelantonio, directeur de l’équipe de recherche et professeur à l’université de Cambridge.

Un risque plus élevé chez les hommes

L’une des autres conclusions de cette étude est que les hommes obèses sont plus exposés au risque de décès prématuré que les femmes. De précédentes études avaient déjà révélé qu’ils avaient plus de risques de développer une cirrhose graisseuse, une résistance à l’insuline, et les diabètes. Leur risque de mortalité prématuré serait ainsi 3 fois plus important que chez les femmes.

Contraste avec le « paradoxe de l’obésité »

D’autre part, selon l’École de Santé publique de Harvard qui a également pris part à l’étude, « Les résultats contredisent des travaux récents selon lesquels il y aurait un avantage sur le plan de la survie à être en surpoids – un soi-disant paradoxe de l’obésité ».

A contrario, plus les kilos excédentaires s’accumulent, plus le risque de décès prématuré accroit « régulièrement et fortement ».


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