Des smartphones sans batterie ? Une prouesse possible grâce aux nanogénérateurs

Des chercheurs viennent de mettre au point une technologie basée sur les nanogénérateurs permettant d’alimenter des composants électroniques tout en se chargeant grâce au mouvement humain.

Tous ceux qui possèdent un smartphone ont déjà vécu la situation désagréable qu’est de se retrouver au beau milieu de la journée sans autonomie, et sans la possibilité d’effectuer une charge dans l’immédiat. Bien sûr, les Power banks (chargeurs portables) qui deviennent de plus en plus courants aident à palier ce problème, mais ils peuvent être encombrants, sans oublier le risque de se retrouver avec une batterie endommagée, en raison de la mauvaise qualité de certain de ces chargeurs secours.

Des batteries de bien meilleure autonomie que celles actuelles, sont l’une des avancées les plus attendues pour nos appareils mobiles. Les recherchent ne manquent pourtant pas de se multiplier dans ce sens. Il y a seulement quelques jours, nous vous parlions d’une nouvelle forme de batterie en train d’être développée par des chercheurs de l’Université Centrale de Floride qui pourrait fournir une autonomie d’une semaine pour seulement quelques secondes de charge.

Cette fois-ci ce sont des scientifiques du Michigan State University (États-Unis) qui viennent d’annoncer la mise au point d’un prototype de batterie qui n’en est pas vraiment une puisqu’il s’agit d’une technologie basée sur un nanogénérateur et baptisée FENG (biocompatible ferroelectret nanogenerator). Pour faire simple, cette technologie permettrait d’alimenter un appareil en captant de l’énergie dans les mouvements effectués par l’utilisateur.

Imaginez votre smartphone être en mesure d’emmagasiner de l’énergie continuellement sur la simple base de vos mouvements de pression ou de balayage sur l’écran. C’est exactement la possibilité qu’offre cette technologie qui a été testée avec succès sur un ensemble de 20 ampoules LED, un clavier flexible et sur un écran LCD exclusivement alimenté par les mouvements de l’utilisateur.

Se servant de composants à bas coût et eco-friendly, FENG convertit donc divers types de mouvement, dont la pression et le balayage sur écran tactile, en électricité capable d’alimenter des appareils en entier. Et même si des dispositifs similaires générant de l’énergie via des mouvements existent déjà, celui-ci est le plus flexible utilisable en miniature et le moins cher à produire, créant un moyen de générer de l’électricité provenant des pressions et autres mouvements effectués sur les écrans de nos smartphones.

Toute la question reste maintenant de savoir quand ces prototypes pourront être adaptés en des modèles intégrés à des produits commercialisables. Impossible pour le moment d’obtenir une réponse, mais cela ne devrait pas arriver dans un horizon tout proche si on s’en tient à la lourdeur du déploiement de ce genre d’innovation, sans compter les diverses influences dissuasives pouvant venir de puissants groupes de pression qui n’ont pas forcément intérêt à voir débarquer tout de suite de tels produits sur le marché.


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