Sextoys : Nos jouets intimes eux aussi victimes de piratage ?

Les cyber-attaques ne seraient donc plus limitées aux ordinateurs et aux smartphones, mais pourraient bien se développer autour des dizaines de nouveaux objets connectés qui apparaissent en ce moment sur  le marché à l’image du matériel médical, de certains équipement industriels … et des sextoys.

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crédit : cosmopolitan

Les objets connectés trop facilement piratés

C’est à l’occasion d’une conférence de presse qu’Udo Schneider porte-parole de la société de sécurité informatique Trend Micro a surpris son auditoire en utilisant un moyen pour le moins original de démontrer la vulnérabilité des objets connectés.

En plein milieu de son exposé, l’homme a déposé un vibromasseur rose sur son bureau qu’il a pu mettre en fonction simplement en utilisant quelques lignes de code. À aucun moment il n’a actionné les boutons du jouet intime.

Surprise et rires étouffés dans la salle remplie de journalistes devant lesquels l’employé de Trend Micro venait de démontrer qu’un sextoy peut aussi être piraté.

Le but de la manipulation n’était d’ailleurs pas uniquement de démontrer que si votre petit copain touche sa bille en informatique il peut vous faire grimper au 7e ciel sans les mains, mais bien de dénoncer une absence totale de prise de conscience quant au tout connecté. Pour le directeur technique de la société :

« Si je pirate un vibromasseur, c’est juste amusant, mais si je peux accéder au code source, je peux faire chanter le fabricant. »

Les cyberattaques se sont en effet multipliées un peu partout dans le monde ces dernières années.

Qu’il s’agisse des Anonymous face à Donald Trump, de groupuscules moins connus ou d’actes isolés, la facilité avec laquelle ils agissent serait déconcertante et les moyens de s’en prémunir pour le moment relativement inefficaces.

D’après un autre intervenant, Dirk Arendt, directeur des affaires publiques pour Check Point Software Technologies, une autre société de sécurité informatique :

« Les employés notamment doivent être mis au courant des dangers de l’ouverture de fichiers PDF douteux de la même manière que les automobilistes sont avertis par panneaux routiers géants ne pas accélérer. »

Selon une étude récente du groupe Bitkom plus d’une entreprise sur deux à déjà été victime au cours des deux dernières années écoulées d’espionnage numérique, de vols de données ou d’actes de sabotage.


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