Le sexe oral augmenterait le risque de développer certains cancers de 22%

Selon les chercheurs du Albert Einstein College of Medicine de New-York aux États-Unis, il existerait un lien entre la présence du papillomavirus humain (HPV) de la bouche et le développement de certains cancers notamment de la tête et de la gorge.

Lorsque le virus est détecté dans la bouche d’un patient, celui-ci verrait ses risques de développer un cancer grimper en flèche de 22%.

baisers

Le papillomavirus humain de la bouche susceptible d’augmenter le risque de développement des tumeurs oropharyngées

Alors que le papillomavirus est responsable des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes, les hommes sont plus concernés dans la mesure où le risque de propagation serait plus élevé lors d’un cunnilingus qu’au moment d’une fellation. Toutefois mesdames, des recherches indiquent que le sperme pourrait contenir le HPV et qu’une contamination serait donc possible au moment de l’éjaculation.

Alors que les fumeurs et les buveurs d’alcool sont considérés comme des populations à risques, des scientifiques américains auraient mis en lumière un lien de cause à effet entre la présence du papillomavirus de la bouche et l’évolution voir l’accroissement de tumeurs de la bouche et de la gorge. Les parties les plus souvent touchées par les tumeurs oropharyngées sont la gorge, le palais, la langue et les amygdales directement exposés lors de rapports sexuels oraux.

D’autre part, le papillomavirus humain est extrêmement contagieux ; s’il se transmet essentiellement au moment des relations sexuelles, la contamination peut également avoir lieu par simplement contact de peau à peau ou, même si c’est plus rare, par infection des muqueuses.

« Cette étude est la première à démontrer de façon concluante que la présence de HPV-16 dans la cavité buccale précède le développement des cancers de l’oropharynx. »

Pour mener à bien cette recherche, les scientifiques ont étudié les données médicales de 97 000 patients ayant fourni des échantillons buccaux et dont aucun ne souffrait ne cancer.

Quatre ans plus tard 132 cas de cancers de la tête et du cou s’étaient déclarés. Les échantillons des personnes concernées montraient la présence de différents virus HPV dont il a pu être déterminé que le HPV-16 augmentait de 22% le risque de développer certains cancers.

papillomavirus humain

crédit : dailymail

On rappelle que les tumeurs oropharyngées représentent le 11e cancer le plus fréquent dans le monde (OMS) et que chaque année 500 000 personnes environ se verraient diagnostiquer la maladie dont les deux tiers à un stade avancé.

Les principaux symptômes sont généralement localisés au niveau de la bouche (mais pas uniquement) avec des plaies ou des lésions blanches et/ou rougeâtres dans la bouche sans raison et qui ne disparaissent pas, des saignements buccaux, une gêne quand vous avalez ou une douleur quand vous tirez la langue, des picotements persistants dans la bouche ou la gorge et un ou des ganglions en croissance dans votre cou.

Au moindre doute, n’hésitez à consulter votre médecin généraliste.


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