Migrants : Plus de 77 000 HLM vacants seraient disponibles pour les réfugiés

Alors que la France s’est engagée à accueillir 24 000 réfugiés lors des deux prochaines années, Marie-Arlette Carlotti propose déjà une solution pour loger toutes ces personnes.

La présidente du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD) estime qu’il est possible de mettre une partie des 77 310 logements sociaux vacants à la disposition des réfugiés. Elle rajoute que le « statut clair » de ces derniers, n’entre pas en concurrence avec celui « d’autres publics en grande précarité ».

Autrement dit, si ce plan est appliqué, les réfugiés ne s’empareront pas des toits des français nécessiteux, et il est important de le souligner et de le comprendre ainsi.

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Le logement pour tous : Un devoir d’égalité

Qu’on soit de nationalité française, syrienne ou autre, quand on se trouve sur le sol français, le droit au logement est un droit qui devrait être inaliénable. Tout comme celui à l’accès à la santé ou à l’éducation, d’ailleurs.

Le principe d’égalité doit effectivement supplanter la notion de nationalité, car « les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (Article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789). C’est donc dans cette direction que Marie-Arlette Carlotti, et bien d’autres encore, pensent que nous devrions nous diriger.

A la gouvernance du HCLPD depuis sa nomination par le Président de la République, le 23 août dernier, Marie-Arlette Carlotti entend bien remplir la mission. Et elle a commencé par expliquer qu’il est possible « d’apporter une solution stable et rapide à une partie des ménages réfugiés arrivant sur notre territoire ». Ceci, en leur permettant d’intégrer une partie des « 77 310 logements sociaux qui sont aujourd’hui en attente de locataires ».

Elle précise par ailleurs que certains de ces logements se situent « dans des secteurs où la demande [en HLM] est faible » et que « notre pays a les moyens de remplir cet objectif avec dignité et responsabilité ». A droite comme à gauche, la grande majorité des maires se disent fortement attachés au droit d’asile, qui constitue une des valeurs sur lesquelles s’appuie notamment la République française, et sans quoi, elle perdrait une grande part de son identité.


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