Radiofréquences : il faut restreindre l’usage des smartphones aux enfants

Un rapport de l'agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) évoque les effets potentiels des radiofréquences sur la santé des plus jeunes. Elle recommande « un usage modéré et encadré » des smartphones, tablettes et autres appareils de communication sans fil.

smartphone enfantsSaisie en 2011 par plusieurs directions publiques, dont la Direction générale de la santé (DGS), l’Anses a conduit une étude sur les effets des ondes et champs électromagnétiques des appareils sans fil sur les enfants. Dans son rapport, l’agence souligne qu’ils pourraient avoir des effets négatifs, notamment sur les fonctions cognitives et sur le  bien-être des enfants.

Exposés de plus en plus tôt aux radiofréquences

Pour l’Anses, les enfants sont aujourd’hui exposés « dès leur plus jeune âge, et potentiellement dès la phase de développement in utero ». Elle pointe du doigt « la forte expansion de l’usage des nouvelles technologies sans fil, notamment chez les très jeunes ».

Les principaux appareils incriminés sont les « dispositifs radioélectriques » tels que les téléphones mobiles, les tablettes tactiles ou encore les jouets connectés qui sont de plus en plus précocement à la portée des enfants. Ces derniers sont pourtant plus vulnérables que les adultes, notamment en raison de « leurs spécificités morphologiques et anatomiques ».

Un appel à des études plus approfondies

L’Anses s’est penchée sur les données scientifiques disponibles et qui concernent l’exposition aux radiofréquences pendant toutes les phases de développement de l’individu, de la période in utero à la fin de l’adolescence. Elle a tenté de ressortir les différents effets sanitaires possibles, en recherchant pour chacun d’eux le « niveau de preuve ».

Les données n’ont pas permis de conclure de manière formelle à l’existence ou non d’effets des radiofréquences chez l’enfant en ce qui concerne le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur mâle et femelle, le système immunitaire. Mais pour l’agence, cela ne signifie pas que de tels effets sont écartés. Elle parle plutôt d’une absence de preuves suffisantes pour établir un lien.

Elle conclut toutefois à un effet possible sur les fonctions cognitives telles que la mémoire et l’attention, les capacités psychomotrices ou le langage. Idem pour le bien-être des enfants (troubles du sommeil, fatigue, stress, anxiété, irritabilité difficultés de concentration ou maux de tête ). L’agence note cependant que ces effets pourraient tout aussi bien provenir de l’usage même des téléphones mobiles, plutôt que des radiofréquences qu’ils émettent.

Pour conclure, l’Anses appelle à davantage d’études scientifiques sur les conséquences possibles des radiofréquences sur la santé des enfants, mais elle recommande une réduction de l’exposition des plus jeunes aux nouvelles technologies.


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