Pour les prud’hommes de Paris qualifier un coiffeur de « PD » ne présente pas de caractère homophobe

Un coiffeur qualifié de « PD » et licencié par son employeur découvre dans l’arrêté rendu par le tribunal des prud’hommes de Paris, que ce dernier estime l’expression comme ne revêtant pas de caractère homophobe et ce en raison de la profession de l’ex salarié.

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Qualifier un coiffeur de « PD » n’est pas une insulte car les salons emploient beaucoup de personnel homosexuel

C’est l’extravagante justification opposée par les prud’hommes de Paris à une plainte pour licenciement abusif déposée quelques mois plus tôt.

Le salarié ce jour là ne se rend pas à son travail car il est souffrant. Le soir même, il reçoit sur son smartphone un SMS envoyé par erreur par sa patronne dont les mots sont les suivants :

« Je ne le garde pas. Je ne le sens pas ce mec. C’est un PD, ils font tous des coups de p…»

Le lendemain l’employé recevait sa notification de licenciement.

C’est par un tweet publié sur le compte de Mathieu Brancourt journaliste santé/VIH pour la revue thérapeutique AIDES, que le jugement qui allait susciter une vague d’indignation est révélé ce jeudi 7 Avril :

Si le caractère abusif du licenciement a bien été retenu, ce ne fut pas le cas de l’insulte homophobe :

« En se plaçant dans le contexte du milieu de la coiffure, le Conseil considère que le terme de PD employé par la manager ne peut être retenu comme propos homophobe car il est reconnu que les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles, notamment dans les salons de coiffure féminins, sans que cela ne pose de problèmes. »

Si la ministre du travail qualifie les fait de » profondément scandaleux », l’association Le Refuge a d’ores et déjà fait elle aussi connaitre sa colère par rapport à cet arrêté.

La victime qui a souhaité conservé l’anonymat, a quant à elle décidé de faire appel et de saisir le Défenseur des droits.


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