Pour protéger les rhinocéros, les gardiens de ce Parc sont autorisés à abattre les braconniers

Face à l’ampleur grandissante du braconnage des rhinocéros, le parc national de Kaziranga, en Inde, a adopté des mesures radicales…

Le parc national de Kaziranga abrite l’une des plus importantes populations de rhinocéros au monde. Cette richesse, entre autres, lui vaut d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985. Cet immense parc n’attire pas que des touristes. Depuis longtemps, il est aussi d’un intérêt particulier pour les chasseurs de rhinocéros.

Si les braconniers s’y intéressent tant, c’est forcément parce que l’animal vaut cher. En Inde, la corne de rhinocéros se négocie jusqu’à 6 000 dollars les 100 grammes (soit plus de 5600 euros). C’est quasiment deux fois plus cher que le prix de l’or. Pourquoi une telle convoitise ?

Dans les pays de l’Est, notamment en Inde et en Chine, on attribue de nombreuses vertus curatives à la corne de rhinocéros. Les tradithérapeutes l’utilisent dans la confection de nombreux supposés remèdes, y compris contre le cancer. La matière est également considérée comme un puissant aphrodisiaque. Bien que ces considérations ne reposent sur aucune validation scientifique, elles restent solidement ancrées dans l’esprit des consommateurs, particulièrement en Chine.

Forcément, la chasse au rhinocéros unicorne est devenue une activité très lucrative, et par la même occasion une menace d’extinction pour cet animal dont l’inde à elle seule abrite deux tiers des réserves mondiales.  Face à cette situation, le gouvernement régional d’Assam (Inde), où se situe le parc national de Kaziranga a dû adopter une législation spéciale pour protéger l’animal.

Ainsi, entre autres mesures, la loi confère l’immunité aux gardes forestiers lorsque ces derniers abattent tout braconnier menaçant la vie des rhinocéros. D’après les chiffres fournis par le parc, 23 braconniers ont été tués en 2015, alors que 17 rhinocéros ont été victimes de braconnage sur la même année.

Si cette loi draconienne a une forte valeur dissuasive, elle suscite aussi des interrogations, car pouvant être à l’origine de bavures. Mais ce qui est le plus étonnant, c’est qu’il y a encore des têtes brûlées qui se risquent à tous les dangers pour toucher le « Saint Graal ».


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