Privilèges des ex-présidents : Hollande acte leur rabais. Voici ce qui change.

Un décret présidentiel a entériné ce 04 octobre la réduction des privilèges des anciens précédents. Mais la mesure reste symbolique.

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Il y a quelques jours, Mediapart révélait des éléments d’un rapport de la Cour des comptes sur les privilèges des anciens présidents. On a ainsi pu découvrir un ensemble d’avantages généreux dont la valeur chiffrée est estimée à plus de 10 millions d’euros.

Il revenait au président de la République, sur la base de ce rapport, d’entériner ces privilèges ou de les remettre en cause. Sa décision est finalement venue très vite. Le décret présidentiel signé ce 4 octobre prévoit une légère baisse de ces privilèges dans le temps. Il renforce également leur légalité, car ceux-ci ne reposaient jusqu’ici que sur une simple lettre du ministre Laurent Fabius remontant à 1985.

Réduction des collaborateurs et agents de service

C’est la principale mesure que prévoit ce décret. Les anciens présidents continueront à bénéficier d’une équipe de sept collaborateurs et de deux agents de services, mais ces nombres passeront respectivement de sept à trois et de deux à un, cinq ans après la fin de l’exercice présidentiel.

Pour les anciens présidents « investis avant le 15 mai 2012 », en l’occurrence Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la mesure n’entre pas en vigueur dès maintenant, mais les cinq ans seront décomptés à partir de la date d’entrée en vigueur du décret du président Hollande.

En dehors des collaborateurs et agents de service, les anciens présidents auront toujours droit à d’autres privilèges, tels qu’une rémunération brute de 65 000 € par an, un appartement de fonction, la prise en charge par l’État de leurs frais de téléphone, la mise à disposition de gardes du corps, d’une voiture avec deux chauffeurs, etc.

Pour Jean-Christophe Picard, président de l’association Anticor, qui se présente comme un organisme « pour l’éthique en politique », « Il y a un tout petit progrès, on ne peut pas le nier (…) Mais on aurait pu aller beaucoup plus loin ».


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