La pression artérielle de la mère pourrait déterminer le sexe du futur bébé avant la grossesse

Il existerait un lien entre la pression artérielle de la femme avant sa grossesse et le sexe de son futur bébé, c’est ce que laisse suggérer une étude sino-canadienne dont les détails ont été publiés dans la revue American Journal of Hypertension.

Quand la femme est déjà enceinte, connaître le sexe du fœtus est plus simple avec les échographies, qui ne sont fiables qu’à partir du quatrième mois de grossesse. Pour celles qui souhaitent le savoir plus tôt, il n’y a pas de solution scientifique, mais beaucoup se fient aux vieilles astuces de grand-mère qui ne sont pas forcément très fiables. Et c’est le moins que l’on puisse dire.

D’autre part, des femmes ou des couples sont parfois curieux de prédire le sexe de leur futur bébé avant même la grossesse. Là aussi, on parle souvent d’astuces naturelles qui pourraient influer sur le cours des choses : dates des rapports sexuels par rapport à l’ovulation, positions du Kamasutra censées favoriser certains spermatozoïdes, alimentation plus ou moins salée ou riches en fruits de mer…

Si ces méthodes se basent plutôt sur des considérations hypothétiques, la science de son côté ne manque pas de s’intéresser au sujet. Ainsi, des chercheurs avaient suggéré en 2008 que les femmes avec un régime alimentaire riche en céréales et en potassium avaient plus de chances de concevoir un garçon. Toutefois, la méthode de cette étude a été par la suite remise en cause par d’autres scientifiques.

Dans le cas de la nouvelle étude, parue dans la revue American Journal of Hypertension, les chercheurs canadiens et chinois ont identifié un autre facteur pouvant déterminer le sexe du futur bébé avant même sa conception. L’objectif initial de cette étude était d’identifier des paramètres physiologiques pouvant avoir une influence sur le sex-ratio des naissances. Pour ce faire, des femmes qui avaient un projet de maternité ont été suivies en moyenne 26 semaines avant leur grossesse afin de savoir s’il existait un lien entre leur santé et le sexe du bébé.

De tous les facteurs examinés (pression artérielle, cholestérol, triglycérides, glucose, etc.), les chercheurs ont découvert que la pression artérielle de la mère avant sa grossesse avait une forte corrélation avec le sexe du bébé. Sur 1.411 jeunes mariées de Liuyang, en Chine, 739 ont accouché de garçons et 672 de filles. Mais le constat marquant de cette étude est que les femmes ayant une pression élevée étaient plus enclines à concevoir un garçon.

L’analyse statistique des résultats montrait donc que la pression artérielle systolique avant la grossesse était le seul paramètre capable de prédire le sexe du bébé. Mais si statistiquement parlant les résultats ont un sens, la conclusion des chercheurs ne repose encore sur aucune base biologique. D’autres études plus approfondies sont donc nécessaires pour conforter la découverte des chercheurs.


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