Porter des chaussures inadaptées : quels risques médicaux ?

Trop serrées, les chaussures que nous portons peuvent être à l’origine de nombreux pépins de santé. L’académie de médecine rappelle dans un rapport publié le 20 juin, un certain nombre d’anomalies enregistrées au niveau des normes de fabrication industrielle des chaussures.

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Aujourd’hui, le seul critère de choix proposée par l’industrie est la pointure. La largeur du pied est complètement mise de côte. Résultat, il devient difficile pour bon nombre de personnes de trouver des chaussures qui correspondent convenablement à la morphologie de leurs pieds.

La longueur à elle seule ne devrait constituer un critère suffisant pour le choix des chaussures. L’académie déplore également le fait que les marques mettent en avant des idées reçues dont la première est que les chaussures de série industrielle conviendraient à toutes les largeurs de pied.

« Au lancement de l’industrie, certaines marques proposaient deux à trois largeurs par pointure« , explique le Dr Alain Goldcher, spécialiste en podologie et en médecine du sport.

« Pour des raisons économiques évidentes, la majorité des marques ne proposent plus qu’une seule largeur, la plus fréquente, déterminée statistiquement. Elle est fonction du pays, de la marque, du modelé, et du sexe du client« , ce qui ne manque pas d’avoir des répercussions sur la santé.

Une pression au niveau de l’avant-pied

C’est du côté de la tige (partie supérieure qui enveloppe le pied) que l’incompatibilité se fait le plus souvent ressentir. L’avant-pied se retrouve ainsi comprimé. Une telle situation ne manque pas de générer des pathologies. La première d’entre elles est la métatarsalgie, à laquelle s’ajoute les problèmes de talalgie, en cas de port de pointure supérieure à 5 cm.

D’après le Dr Goldcher, d’autres pathologies sont également courantes en consultation de podologie médicale : on peut citer entre autres : l’hallux valgus, les fractures de fatigue, le syndrome de Morton, les bursopathies, ou encore les dermatoses mécaniques.

Pour finir, le Dr Goldcher exhorte les fabricants à avoir l’honnêteté de marquer la pointure réelle sur leurs produits, en longueur comme en largeur. Il juge que tout au moins, cette norme devrait déjà être rendue obligatoire pour les chaussures dites thérapeutiques, bénéficiant d’une couverture médicale. Aussi, souhaite-t-il que chaque consommateur connaisse sa pointure réelle, tenant compte des deux dimensions.


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