Pollution : les particules fines du diesel affectent la santé des fœtus

Les effets néfastes des nanoparticules sur la santé sont bien connus. Des nouvelles recherches indiquent qu’elles affecteraient également le fœtus des femmes enceintes, entraînant des problèmes de développement chez leur(s) bébé(s).

Pollution conséquences foetus La pollution au diesel est une situation que nous affecte au quotidien. L’exposition aux particules fines a des répercussions sur la santé humaine : maladies respiratoires, cardiovasculaires, risques de cancers, etc.

Ces effets sont bien connus, pourtant, des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique, (Inra) ont décidé de pousser leur curiosité un peu plus loin en s’intéressant aux impacts du Diesel sur le développement des fœtus.

Ils ont ainsi pu découvrir que les particules fines pouvaient traverser les barrières du placenta de la mère et atteindre le fœtus, entraînant des troubles futurs sur les bébés, et ceci, sur deux générations.

La démarche de l’étude

Comme dans la plupart des recherches sur le système de reproduction féminin, une étude a été menée sur des lapines, leur appareil reproducteur étant proche de celui des humains.

Deux heures par jour et 5 jours par semaine, ces lapines gestantes ont été exposées par voie nasale à de fines particules sur toute leur période de gestation (20 jours). La directrice de recherche à l’Inra a expliqué que cela correspondait à « l’exposition journalière d’une femme habitant près d’une grande artère et soumise matin et soir aux gaz d’échappement lors d’un pic de pollution ».

Les observations

En procédant à un suivi échographique précis, les chercheurs ont noté des signes de retard de croissance dès la moitié du cycle de gestation. Les mères lapines ont ainsi donné naissance à des bébés plus petits. C’est la conséquence d’une importante baisse de l’apport sanguin au placenta qui a réduit les apports de nutriments essentiels au développement du fœtus.

Par ailleurs, après des analyses, des particules fines ont également été retrouvées dans le sang fœtal lui-même, ce qui conforte la thèse selon laquelle le placenta n’assure pas efficacement son rôle protecteur.

Les chercheurs ne se sont pas arrêtés là et ont poursuivi leurs tests en accouplant plus tard les lapines nées des mères exposées à des mâles sains. Ni ces lapines, ni les mâles n’ont donc été directement exposés à la pollution au diesel. Pourtant, les chercheurs ont noté des anomalies au niveau des concentrations en cholestérol chez les fœtus qui ont résulté de ces accouplements, ce qui montre que l’exposition aux particules fines des mères initiale a eu un effet sur la seconde génération.

Ces résultats laissent supposer qu’en plus d’avoir des répercutions direct sur notre santé, les particules fines issues de la pollution au diesel pourraient également avoir des effets néfastes sur nos progénitures.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue médicale BioMed Central.


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