Pollution marine : du poisson et des particules de plastique dans nos assiettes

L’ampleur de la pollution des océans ne cesse de grandir. Les conséquences sur les populations d'animaux marins sont palpables, mais les humains ne sont pas épargnés.

On parle souvent des émissions de gaz à effet de serre, mais elles ne doivent pas faire ombrage à une réalité tout aussi inquiétante. Sur terre, dans l’atmosphère comme dans les océans, la pollution due aux activités humaines a atteint des niveaux préoccupants.

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, les pollutions marines sont causées à 80 % par les activités humaines, et sont notamment d’origine industrielle (hydrocarbures, métaux lourds, substances chimiques, etc.) et agricole (nutriments, engrais, pesticides, etc.). Ces polluants sont directement rejetés dans nos océans ou y finissent en empruntant un bassin versant (fleuves, canaux ou lagunes).

Si ces pollutions ont inévitablement des répercussions sur les animaux marins, les humains n’en sont pas épargnés. Ainsi, une étude de l’Université de Ghent (Belgique) a révélé que les Européens avaleraient 11 000 microparticules de plastiques chaque année. Les poissons ingèrent en effet ces substances qui ne sont pas complètement détruites par le processus de cuisson avant d’atterrir dans nos assiettes.

Les chercheurs nous apprennent par ailleurs que si 99 % des particules de plastique consommées sont absorbées et éliminées par le corps, le reste demeurerait condamné dans nos tissus. À la question de savoir si « les produits chimiques contenus dans ces matières plastiques nous intoxiquent », le docteur Colin, de l’Université de Ghent a répondu que l’étude ne s’était pas penchée sur les éventuelles conséquences sanitaires liées à ces particules.

L’équipe de chercheurs estime pour finir que si rien n’est fait pour réduire la pollution des océans, les consommateurs de poissons et de crustacés pourraient avaler jusqu’à 780 000 microparticules de plastique par an d’ici la fin du siècle.


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