Pollution de l’air : elle tue presque autant que l’alcool

Des travaux scientifiques dont les conclusions ont été rendues publiques ce 21 juin mettent en lumière les conséquences sanitaires de la pollution aux particules fines. Celle-ci ferait autant de morts que l’alcool.

Pollution air particules fines France

9 % de la mortalité en France continentale

48 000, c’est le nombre de décès causés chaque année en France par la pollution de l’air. Elle se positionne ainsi en troisième position derrière le tabac (78 000 morts) et l’alcool (49 000 morts). Selon le professeur François Bourdillon, directeur général de l’agence Santé publique France, 70%  de ces décès seraient évitables.

 Les zones urbaines sont les plus touchées

Géographiquement, le niveau de pollution varie d’une zone à l’autre. En se référant à la carte des concentrations de particules fines, les grandes zones urbaines viennent sans surprise en tête: région parisienne, Nord-Est de la France et l’axe Lyon-Marseille.

Pour le professeur Bourdillon, la pollution est une « espèce de mortalité invisible » qui entraine une « une perte d’expérience de vie pouvant aller jusqu’à deux ans pour une personne âgée de 30 ans« .

En moyenne, cette perte est de plus 15 mois dans les grandes villes, mais les zones rurales ne sont pas épargnées (9 mois).

Les risques de maladies

L’exposition à la pollution de l’air et aux particules fines favorise le développement de maladies respiratoires, cardio-vasculaires, de cancers ou encore de maladies neurologiques. Elle est également responsable des troubles de la reproduction et du développement de l’enfant.

Les principaux facteurs de pollution incriminés sont liés aux activités humaines (transports, industries chauffage avec des énergies fossiles comme le fuel, agriculture…)


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