Plusieurs milliers d’oies ont trouvé la mort en se posant sur un lac acide

Une grosse tempête de neige les avait forcées à se poser sur les eaux toxiques d’une ancienne mine de cuivre à ciel ouvert située dans le Montana, aux États-Unis.

La semaine dernière, des milliers d’oies des neiges avaient trouvé la mort après avoir été contraintes de se poser d’urgence sur des eaux toxiques. Elles avaient été prises de court par une violente tempête hivernale près de la ville de Butte (Montana), dans le nord-ouest des États-Unis.

Il s’agit d’un désastre écologique dont le dernier cas similaire remonte à une vingtaine d’années. Hasard ou non, cela c’était produit à l’époque au même endroit. En effet, en 1995, 342 oies étaient mortes après avoir ingéré l’eau de cette fosse qui contient de l’acide sulfurique. Les autopsies avaient montré que les oiseaux présentaient des niveaux élevés de métaux lourds dans leurs reins.

Cette fois-ci, l’étendue des dégâts est bien plus impressionnante. D’après Mark Thompson, l’un des responsables de la société minière Montana Resources (MR), le nombre exact d’oies qui ont péri dans le lac est pour le moment inconnu, mais il est estimé à plus de 10 000. L’espace délimité par la fosse représente quant à lui près de 3 km² recouverts de ces milliers d’oiseaux blancs sans vie.

Cette catastrophe est « au-delà de tout ce que nous avons connu en 21 ans de surveillance », a souligné le responsable en précisant qu’« habituellement, seulement 2 000 à 5 000 oiseaux survolent Butte toute l’année ».

Et si le réchauffement climatique avait quelque chose à y voir ?

Interrogé par le journal The Montana Standard, le spécialiste d’ornithologie Jack Kirkley a estimé que le réchauffement climatique n’était pas étranger à ce drame. Il n’a pas pointé du doigt la tempête de neige, mais plutôt la migration tardive de ces oies vers le sud des États-Unis où elles hivernent.

En effet, les hivers plutôt doux connus ces dernières années auraient incité les oiseaux à rester plus longtemps dans des zones habituellement froides plutôt que de migrer progressivement vers le sud, d’où le fait qu’ils aient été surpris en si grand nombre par cette tempête.


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