Paresseux voici la meilleure excuse qui soit, votre fainéantise serait génétique !

N’avez-vous jamais entendu dire que le fainéantise était un vilain défaut ? Sans doute que si et peut-être même cette remarque vous était-elle destinée ? Pourtant d’après une nouvelle étude britannique, il semblerait que la paresse soit issue de facteurs génétiques.

faineantise

Des connexions neuronales moins efficaces pousseraient à la fainéantise

Cette conclusion vient d’une étude menée au sein de l’université britannique d’Oxford, et qui induirait donc une cause neurologique à la fainéantise. Vous ne seriez pas vraiment responsable de vos pieds négligemment posés sur le canapé, votre cerveau le serait en fait à votre place, ou presque.

Pour en arriver là, des chercheurs ont formé deux groupes de volontaires avec d’un côté les personnalités les plus vives et de l’autre les plus nonchalantes. Il s’agissait d’un jeu sous forme de questions et de prises de décision pendant lequel les cerveaux des participants étaient étudiés à l’aide d’IRM.

Les scientifiques sont rapidement arrivés à la constatation que les personnes les plus indolentes acceptaient moins les offres qui nécessitaient des efforts, et ce quelle que soit la récompense à obtenir.

De plus, le cortex prémoteur qui planifie les mouvements s’est révélé être beaucoup plus actif chez les personne à l’oisiveté la plus flagrante, signe que le cerveau effectuait alors un effort supplémentaire. Le professeur de neurologie et de neurosciences cognitives à l’université d’Oxford, Masud Husain explique :

 « Nous avons pensé qu’une structure du cerveau moins efficace pouvait être à l’origine d’efforts plus importants pour prendre une décision. (…) Le cerveau utilise environ un cinquième de l’énergie que nous brûlons chaque jour. Si cela nécessite plus d’énergie pour planifier une action, il devient alors plus difficile pour les gens apathiques d’agir. Leur cerveau doit faire des efforts supplémentaires. »

regions cerveau

crédit : futura sciences

La raison de cet effort supplémentaire à fournir se trouverait dans des connexions neuronales déficientes entre le cortex cingulaire antérieur impliqué dans la prise de décisions et l’aire motrice supplémentaire qui aide à contrôler le mouvement. Plus simplement, le mauvais fonctionnement de ces connexions entre neurones engendrerait la fainéantise de certains.

D’autres études sur le sujet devraient venir approfondir la relative connaissance de la quasi totale apathie qui frappe les malades atteints d’Alzheimer.

D’autres part, une expérimentation menée en 2013 par l’Université du Collège de médecine Vétérinaire du Missouri qui portait sur l’étude de 52 rats, a pu mettre en lumière un second facteur d’ordre génétique cette fois. Placés dans une cage équipée d’une roue, les rats ont eu le loisir de faire preuve de sportivité ou non avant d’être séparés en deux groupes, l’un plus actif que l’autre.

Les bébés rats engendrés par les adultes rangés dans la catégorie des actifs se sont révélés être dix fois plus enthousiastes pour faire tourner la roue que les autres à la suite de quoi une différence dans leurs gènes a pu être observée en laboratoire.

Quoi qu’il en soit, la prochaine fois que l’on vous asticotera avec votre fainéantise, vous saurez quoi répondre, le manque de connectivité de certaines partie de votre cerveau vous dédouane !


Suivez nous sur facebook

Réagissez à cet article !