Obésité : vers une nouvelle taxe sur la malbouffe ?

Le surpoids coûte chaque année plus de 20 milliards d’euros à l’État. Pour le Trésor, l’instauration d’une taxe sur les aliments en fonction de leur niveau de calories permettrait de limiter le coût.

malbouffe

L’obésité est l’un des problèmes de santé publique majeures en France.  Elle pèse également lourd en termes de coût social, quand on se réfère à une note de la Direction générale du Trésor publiée jeudi 1er septembre.

Les personnes en surpoids représentent en moyenne 22 % des dépenses hors hôpital, en raison notamment de leur vulnérabilité aux maladies telles que le diabète, l’hypertension, la dépression et même les problèmes articulaires. Par ailleurs, le surpoids, expose davantage à d’autres risques tels que les cancers de l’estomac et de l’appareil digestif, tout comme des tumeurs au cerveau ou aux organes reproducteurs. Le Centre International de Recherches sur le Cancer (CORC) basé à Lyon a notamment révélé il y a quelques jours que 8 risques supplémentaires de cancers sont désormais liés à l’obésité, en plus de ceux qui étaient déjà connus.

Ainsi, selon les calculs du Trésor, tous ces problèmes ont coûté plus de 20 milliards à la France pour le compte de l’année 2012, soit 1 % du PIB. Cette somme comprend les coûts de santé pris en charge, ceux sur les retraites et sur le marché du travail. À titre de comparaison, cette somme est de 5 milliards d’euros supérieure   celle que représente les problèmes liés à l’alcool. Le coût social moyen par individu en surpoids est de 360 euros/an.

Rendre la malbouffe plus chère en durcissant les mesures fiscales

Il existe déjà des taxes ciblées contre les boissons sucrées, édulcorées et une « taxe Redbull », qui rapportent en tout plus de 400 millions d’euros à l’État. Mais le Trésor propose de ne plus viser uniquement les nutriments (le sucre…) ou un aliment spécifique, mais de prendre en compte la valeur calorique ou la qualité nutritionnelle du produit fini.

Il s’agirait donc d’une taxe générale sur la « malbouffe » qui renchérirait les aliments concernés de 1 à 8%, de quoi avoir un effet plus dissuasif.


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