La NASA présente une carte des zones encore préservées de l’homme sur Terre

Depuis des décennies déjà l’homme ne vit majoritairement plus en accord avec la nature et ses actions se voient de plus en plus à la surface de la Terre. C’est pourquoi chaque année, la NASA réalise une cartographie complète reprenant l’indice d’influence de l’humain sur la planète bleue.

monde

Appelé HII pour Humain Influence Index, sa valeur varie de 0 à 64 et du vert au rouge, 0 étant la représentation d’une nature à l’état sauvage et 64 celle d’un monde ravagé par l’homme.

Pour mieux comprendre la façon dont l’Agence Nationale Spatiale Américaine réalise ses cartes, il faut prendre en compte 4 points distincts selon lesquels l’impact humain sur les écosystèmes terrestres est calculé :

  • La densité de population, soit le nombre d’habitations présentes au km2
  • La présence d’accès routiers, ferroviaire, de cours d’eau navigables et les modifications côtières
  • Les modifications du paysage liées à l’usage humain
  • La présence d’infrastructures électriques dont un certain nombre sont d’ailleurs visibles depuis l’espace

Comme le montrent les cartes publiées par le site, les zones épergnées (en vert donc), sont globalement les plus difficiles d’accès ou les plus « hostiles » à l’être humain. En réalité, là où se trouvent des déserts, des montagnes, ou des continents recouverts de glace les ravages des humains sont moindres, voir inexistants.

Au contraire, sur les zones à forte densité d’habitation comme les pays développés à économie de marché (là où la population accède à tous ses besoins vitaux,au confort et à l’éducation) la couleur vire clairement au rouge et l’état de l’écosystème naturel à la désolation.

europe

On note par exemple que pour l’Europe, si le rouge ne recouvre pas tout le territoire, les grandes villes, le nord de la France et la Grande-Bretagne sont toutefois très foncés. Heureusement le centre France, les Pyrénées, la Norvège, la Suède affiche un taux de vert plus rassurant.

Mais dans la mesure où chaque écosystème terrestre est lié à un autre par la faune et la flore qui le constituent, les espaces aujourd’hui préservés ne le seront pas forcément demain et cette évolution peut aller très vite surtout si on la considère à l’échelle de l’histoire planétaire.

Précisons enfin que cet index ne tient pas compte de notre influence (connue et souvent néfaste) sur les mers et les océans.

amerique du nord

amerique du sud

afrique

asie

oceanie

crédit : nasa

https://www.youtube.com/watch?v=P5_GlAOCHyE


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