Mueslis : Quand des pesticides s’invitent dans notre petit-déjeuner

D'après une enquête de l'ONG Générations Futures, les mueslis aux fruits non bio contiennent plusieurs résidus de pesticides.

mueslis-pesticides

Les céréales occupent une place de privilège dans les choix de petit déjeuner. Pourtant, d’après une étude de l’ONG Générations Futures dont les résultats ont été rendus publics ce mardi, les mueslis aux fruits non bio contiennent des résidus de pesticides dont certains sont considérés comme des perturbateurs endocriniens.

Pour son enquête, l’ONG a effectué des tests sur un échantillon de 15 mueslis et produits assimilés non bio et cinq autres bio, tous achetés dans des supermarchés. Ces produits appartiennent à diverses grandes marques dont Nestlé, Kellogg’s, Jordans, etc. ou à des marques de distributeurs (Auchan, Leclerc, Carrefour…).

Chacun des mueslis analysés contient en moyenne 9 pesticides (jusqu’à 15 pour certains), et parmi eux, 5 sont susceptibles d’être des perturbateurs hormonaux. Les taux de concentration de ces pesticides sont très élevés : en moyenne 354 fois la dose autorisée dans l’eau. Malgré cela, l’ONG fait savoir que ces niveaux sont en dessous de « la dose journalière admissible » pour une consommation de 50 à 100 grammes par jour.

Pour précision, la dose journalière admissible est la quantité de substance chimique qu’il est possible d’ingérer par jour sans s’exposer des à risques sanitaires importants. Les experts s’inquiètent cependant des risques pour l’organisme liés au mélange des pesticides ingérés.

Au total, 141 pesticides ont été identifiés, dont 70 ont pu être clairement quantifiés. 81 des 141 contiennent les substances incriminées, parmi lesquelles figure le pyriméthanil,  qui a été détecté dans tous les échantillons. Pourtant, il s’agit d’un fongicide classé « cancérigène possible ».

Cette enquête de Génération Futures intervient alors que la commission de l’Union européenne a récemment exigé davantage de preuves de nocivité pour qu’une substance soit considérée comme perturbatrice endocrinienne, ce qui empêche pour le moment l’encadrement de leur utilisation.


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