Moustique tigre : Pourquoi fait-il si peur et comment s’en protéger ?

Par ce temps d'été, la vigilance face au moustique tigre est plus que jamais d’actualité, d’autant plus qu’il est aujourd’hui bien mieux implanté dans le pays. A-t-on de bonnes raisons de le craindre et comment s’en protéger ?

moustique tigre

Rien que par son appellation qui évoque un prédateur, le moustique tigre s’est installé dans notre inconscient collectif comme un petite bête peu rassurante. Mais son nom a une origine assez banale.

En effet, il est qualifié de tigre en raison de ses pattes et de son abdomen qui portent des rayures noires et blanches, tout comme le vrai animal prédateur. Le nom scientifique du moustique tigre est Aedes albopictus.

Sa propagation s’accélère

On en parlait déjà depuis des années parce qu’il transmet des maladies graves telles que le Chikungunya et la Dingue. Mais si les alertes ont une résonance plus forte ces derniers temps, c’est sans doute à cause du virus Zika dont il est l’un des vecteurs, mais aussi en raison de sa progression qui s’est accélérée en moins d’un an.

Jusqu’en 2014, le moustique tigre était présent dans 20 départements, principalement sur le pourtour méditerrané. Mais depuis 2015, son invasion s’est accentuée et il s’est implanté dans 10 nouveaux départements.

Une espèce résistante et particulièrement active en été

Il est aussi petit que d’autres moustiques, mais l’Aedes albopictus a la particularité d’être résistante et sa biologie lui permet de s’adapter aux zones tempérées. Aussi, ses œufs peuvent survivre aux basses températures et à la sécheresse.

Cette résistance est donc un facteur favorisant sa progression. De plus, la saison estivale lui est très propice en raison de la chaleur et de l’humidité.

Quelles précautions prendre ?

Tout d’abord, la transmission du Virus Zika par le moustique tigre n’est possible que si ce dernier a préalablement piqué une personne infectée. Cela étant dit, s’il est présent dans votre région, mieux vaudra s’habituer aux bons réflexes.

Comme tout autre moustique, l’Aedes albopictus apprécie particulièrement l’environnement humain. Il établit sa colonie dans tout ce qui est eau stagnante : flaques, trous d’eau, descentes de gouttière, eau dans l’arrosoir ou dans le jardin, réservoirs et puits, etc.

Malgré toutes les précautions qu’on peut prendre, ces dernières ne suffiront pas dans certains cas, comme celui des zones marécageuses. Il faudra donc autant que possible prendre des mesures de protection individuelles en ayant notamment recours aux répulsifs anti-moustiques, que ce soit sous forme de pièges ou de produits (sprays, crèmes, huiles essentielles, etc.). S’en appliquer sur le corps, mais aussi en imprégner les vêtements.


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