Eaux des piscines : découvrez ce qu’elles contiennent vraiment !

Il y a certains endroits pour lesquels il vaut mieux ne pas trop se poser de question avant la visite. C’est parfois le cas des piscines publiques. Pourtant d’énormes efforts sont fait tant au niveau des infrastructures que de la surveillance et malgré cela, germes, virus et microbes sont légions dans leurs eaux.

microbes virus piscine

Virus, microbes et épidémies

De la même manière que des millions de virus et de microbes différents existent, et tout en sachant que chaque année près de 25 millions de personnes se rendent dans les quelques 16 000 piscines de France, il est difficile d’imaginer ces endroits propres en permanence. Le docteur en biologie et hydrologue Claude Danglot explique :

« La piscine, c’est soit le totalitarisme, soit le bouillon de culture: d’une manière ou d’une autre, il faut gérer chimiquement la promiscuité des gens. »

Parce que les « gros » virus, ceux qui possèdent une enveloppe comme la grippe et le sida, sont trop fragiles pour vivre en milieu extérieur ils ne sont pas dangereux à la piscine. Mais les autres, les virus dits « nus » sont certes moins virulents, mais beaucoup plus résistants, jusqu’à plusieurs jours et ce même dans l’eau traitée.

On recense parmi ceux là les adénovirus responsables notamment des conjonctivites à 41%, les norovirus eux plus connus pour donner la gastro-entérite à 26% tout comme les entérovirus, l’hépatite A et les echovirus parfois vecteur de méningites bénignes. Mais ils ne sont pas les seuls à nous apporter leur lot d’infections ; miasmes, matières fécales et manque d’hygiène sont également à l’origine des petites désagréments que chacun peut rencontrer en se baignant dans un lieu public.

L’hygiène une responsabilité commune

Si les produits chimiques comme le chlore (bien dosé dans un endroit bien ventilé) sont efficaces, ils ne suffisent pas à garantir une propreté complète de l’eau. Selon le professeur François Denis, « les virus n’entrent pas si nous ne leur ouvrons pas la porte ».

En réalité le plus gros travail d’hygiène vient des baigneurs eux-même. Il est primordial que chacun utilise à la fois les douches et les pédiluves avant d’entrer dans l’eau et ce afin de se débarrasser du maximum de microbes, mais aussi porte un bonnet, utilise des linges propres et évite au maximum tous les produits de beauté et de maquillage.

De plus des normes existent comme celle de la densité de population afin de limiter la promiscuité, 3 personnes pour 2m2 en extérieur et 1 personne par m2 en intérieur. Ces précautions associées au fait que la piscine ne soit pas un environnement naturel de développement des germes, font que les cas d’épidémies sont assez rares, seulement 27 cas dans le monde entier en 2009.


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