L’ibuprofène pendant la grossesse entraîne des perturbations hormonales chez le fœtus

Les femmes enceintes doivent trouver une alternative à l’Ibuprofène. Celui-ci serait susceptible de causer des dysfonctionnements au niveau du système hormonal des fœtus de sexe masculin.

grossesse Vendu sans ordonnance, l’ibuprofène est un anti-inflammatoire destiné à soulager des maux courant tels que la fière et les douleurs. Au moins un cinquième des femmes enceintes en consomment durant leur période de grossesse en automédication.

Des études avaient déjà montré par le passé que les anti-inflammatoires tout comme les antalgiques n’étaient pas propices aux femmes enceintes, pour des raisons liées à la santé du fœtus. Le paracétamol et l’aspirine sont par exemple accusés de provoquer des petits poids de naissance, l’asthme et la prématurité, entre autres.

Pour ce qui est de l’ibuprofène, des chercheurs de l’Inserm se sont intéressés à ses effets sur les femmes enceintes au premier et au deuxième mois de grosse. L’équipe était constituée de scientifiques de l’Irset et du CHU de Rennes, appuyés par des collègues de l’Université de Copenhague, du Laberca de Nantes, et du  MRC Edinburgh. Ils ont pu constater que le médicament entraînait des perturbations du système hormonal masculin en inhibant la production de diverses hormones testiculaires, dont la testostérone. Cette dernière a notamment pour rôle de « contrôler les caractères sexuels primaires et secondaires et la descente des testicules ».

« Il existe une fenêtre de sensibilité bien précise au cours du 1er trimestre de développement du fœtus pendant laquelle l’ibuprofène présente, semble-t-il, un risque pour le futur appareil génital et reproducteur de l’enfant », d’après Bernard Jégou, directeur de recherche Inserm à Rennes et coordinateur de cette étude. Pour lui, « tous les faisceaux d’indices convergent vers une grande prudence quant à l’utilisation de ce médicament lors du 1er trimestre de grossesse ».

Il est à noter que ces effets sont constatés tôt au cours du premier trimestre de gestation. Les chercheurs n’ont observé aucun effet chez les femmes du deuxième groupe test, c’est-à-dire celles sur qui les expériences ont été effectuées au cours du second trimestre.

Pour finir, Bernard Jégou adresse un message aux femmes enceintes :  » Vous pouvez prendre de l’ibuprofène ponctuellement et à petites doses, mais surtout ne pas en prendre en même temps que d’autres médicaments anti-douleur, pour éviter de multiplier très fortement le risque de cryptorchidie « .


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