Les pauvres n’ont pas besoin d’Internet selon la Fédération Française des Télécoms (FFT)

Désormais considéré par le ministère de la communication comme un besoin primordial, au même titre que l’accès à l’eau courante, à l’électricité ou au gaz, celui à Internet est une nécessité pour l’ensemble de la population selon le gouvernement. Ce qui, paradoxalement, ne semble pas être de l’avis des grands fournisseurs d’accès à internet.

Par l’intermédiaire de leur association fondée en 2007, certains des membres de la Fédération Française des Télécoms s’opposent fermement à un projet de loi prévoyant de rendre obligatoire la tenue d’un accès à Internet minimal en cas de factures impayées.

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Internet est-il un besoin indispensable ? Non, répond la FFT

Le torchon brûle entre le gouvernement et la Fédération Française des Télécoms. Quand le premier veut faire de l’accès à internet, même limité, un droit ouvert à tous, le second affirme qu’il ne s’agit pas d’un besoin indispensable. En d’autres termes, la FFT affirme qu’on peut se passer de ses services, du moins, que certaines personnes peuvent faire sans.

Quand on y regarde de plus près, les paradoxes qui jonchent cette affaire publique sont donc légion. Comment un fournisseur internet peut-il dire que son produit n’est pas nécessaire au bien-être minimal ? Son objectif n’est-il pas de fournir un maximum de clients ?

Le gouvernement veut effectivement faire passer un texte de loi visant à obliger la « fourniture d’un service d’accès à internet restreint » en cas d’impayé. Par cela, le gouvernement entend que les Télécoms pourront réduire les débits et les volumes des données. Cependant, ils devront proposer un service de courriels accessible. Mais cela n’est pas du goût de tout le monde.

Selon Bouygues Telecom et Orange, cette solution n’est ni viable, ni envisageable. Autrement dit, il est pour eux hors de question de maintenir les connexions des personnes dans l’incapacité, même temporaire, de payer la facture mensuelle.

Il faut dire qu’il est dans les principes du commerce de ne pas donner ou brader des services ou des produits. C’est l’une des raisons qui poussent notamment les grands distributeurs à jeter des millions de tonnes d’aliments invendus chaque année, plutôt que de les donner aux nombreuses personnes qui meurent de la faim.

Qui du gouvernement ou des consortiums de la télécommunication remportera le bras de fer engagé ? Réponse dans les prochaines semaines.


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