Attention aux nanoparticules présentant dans les produits alimentaires

Les alertes se font récurrentes à propos de nos produits de consommation courante. Alarmisme ou réels risques, les associations ne cessent de faire des révélations.

Après celles du magazine 60 millions de consommateurs sur les pratiques de maturation artificielle de fruits et légumes, c’est le tour de l’ONG « Agir pour l’environnement  » de dénoncer l’utilisation de nanoparticules dans des produits alimentaires, et ce, sans mention sur les étiquettes.

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Pour Magali Ringoot, porte-parole de l’ONG, « cette enquête apporte la preuve qu’il y a défaillance dans l’information et la protection du consommateur ». Elle précise que « Les industriels profitent d’une définition très vague, très alambiquée pour ne rien signaler ».

Ces minuscules particules (dont la taille est inférieure au milliardième de mètre) sont utilisées depuis un moment dans plusieurs produits, notamment ceux de l’industrie du cosmétique. Celle-ci n’est pas la seule concernée, puisque c’est également le cas dans l’alimentation, l’habillement, l’électronique…, avec des objectifs variés.

Il existe des nanoparticules naturelles ou créées par l’homme. Les études restent pour le moment ambiguës sur leurs réels risques, mais la réglementation européenne impose la mention « nano » sur les étiquettes dans l’alimentation.

L’enquête de l’ONG

Elle a annoncé ce mercredi avoir réalisé des tests sur plusieurs produits alimentaires qu’elle a acheté. Tous contenaient des traces de nanoparticules (dont une considérée comme cancérigène par le centre international de recherche contre le cancer), mais aucun emballage n’en faisait mention, violant la réglementation européenne en la matière.

Pour finir, elle demande :

–  Un moratoire sur la commercialisation de produits de consommation contenant des nanoparticules de synthèse ;
–  Le retrait immédiat des biens de consommation contenant des nanos ;
–  Le respect de la réglementation européenne en terme d’étiquetage ;
–  La création d’un étiquetage français palliant les insuffisances de la réglementation européenne ;
–  L’évaluation indépendante de toutes les nanoparticules avant leur mise sur le marché et l’obligation de prouver leur innocuité.


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