Le Parti Pirate norvégien lance un service DNS gratuit pour contourner le blocage de certains sites

En Norvège, comme en France et dans d’autres pays d’Europe, une récente décision de justice oblige désormais les fournisseurs d’accès à internet à à bloquer les connexions de leurs clients aux sites web permettant le piratage et le téléchargement d’œuvre cinématographique, musicale ou autre.

Face à cette interdiction, la branche norvégienne du Parti Pirate International a pris les choses en main.

Elle a effectivement développé un service DNS gratuit qui sert à contourner le blocage DNS de sites tels que The Pirate Bay, et cela, en toute légalité selon le parti, qui se défend en affirmant qu’il est légal d’ouvrir un service de système de nom de domaine gratuit. En France aussi, des parades ont été mises en œuvre.

pirate bay

The Pirate Bay et d’autres sites interdits rendus accessibles par le Parti pirate norvégien

Fondé en 2006, le Parti pirate international (PPI) est une organisation mondiale qui se base sur le principe de liberté de partage des données. Ses organes nationaux sont présents dans soixante-six pays, dont la France qui comptait 101 candidats du Parti pirate français lors des élections législatives de 2012. Aujourd’hui, ce sont leurs homologues norvégiens qui viennent de déployer un plan d’action contre le blocage DNS de certains sites utilisant le protocole de communication BitTorrent pour favoriser le partage de fichiers en pair à pair.

Grâce à ce service DNS gratuit, les internautes des pays concernés par cette nouvelle réglementation peuvent désormais continuer leurs échanges de fichiers via le peer to peer. Ce modèle de réseau informatique, souvent appelé souvent P2P, réside dans le fait que chaque internaute est à la fois serveur et receveur. Les personnes connectées à Internet peuvent ainsi partager et échanger des fichiers avec leurs homologues.

Dorénavant considérée comme illégale par les instances européennes lorsque les contenus échangés et téléchargés sont protégés par le copyright, cette pratique devrait pourtant pouvoir subsister grâce aux interventions des internautes qui ne manquent pas d’ingéniosité pour contourner cette interdiction. Car si le PP norvégien a lancé un service DNS gratuit pour ce faire, certains français utilisent des procédés, tels que les proxies et les sites miroirs, pour outrepasser cette prohibition.


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