Le Bon Coin permet de retrouver un des pianos du compositeur Hector Berlioz !

Le hasard fait parfois bien les choses, et lorsqu’Internet, en l’occurrence Le Bon Coin est le médiateur permettant à ces heureux hasards de se produire, ce ne peut être qu’encore meilleur.

piano Hector Berlioz Bon Coin

Se déroulant entre la Normandie et l’Isère, l’histoire s’est produite l’année dernière, un fait peu banal en soi, qui vient récemment de toucher à sa fin. Tout a commencé alors qu’une dame cherchait à se débarrasser d’affaires encombrantes.

En se décidant à vendre un imposant piano hors d’usage prenant trop de place chez elle et après avoir essuyé un refus de la part de chiffonniers jugeant l’instrument bien trop délabré, elle choisit finalement de mettre son bien en vente sur Le Bon Coin. Un problème se présenta aussitôt : quelle valeur lui attribuer ? Pressée de faire de la place chez elle, elle le fixa à 800 euros.

En affichant un prix si peu élevé, la propriétaire commença à recevoir de plus en plus de propositions car le piano de marque Érard attirait particulièrement l’œil des connaisseurs.

Cette fabrique a produit des pianos de grande renommée depuis le XVIIIe siècle et a connu son apogée à la fin du XIXe siècle. Certains sont même passés sous les doigts d’Haydn ou encore Beethoven.

Des connaisseurs, des collectionneurs puis des experts se succèdent alors, tous très intéressés par l’instrument, de quoi amener la propriétaire intriguée à contacter la Cité de la Musique.

Grâce au numéro de série inscrit sur le piano, le voile a pu être levé sur cette énigme : le piano avait été acheté au nom de Berlioz par la cantatrice Marie Recio, future femme d’Hector Berlioz, le célèbre compositeur de La Symphonie Fantastique ou encore de La Damnation de Faust.

C’est le musée Hector Berlioz localisé dans l’Isère, au domicile du compositeur, que le dernier chapitre de ce piano a vécu sa conclusion. En dépensant 55 000 euros, l’illustre instrument a pu être restauré chez un expert à Amsterdam pour enfin reprendre une place adéquate, là où une peinture accrochée au mur l’avait immortalisé plus d’un siècle avant.

Une histoire assez folle et plutôt amusante lorsque l’on apprend que Berlioz ne jouait que très peu au piano, lui-même écrivait à ce sujet :

« Mon père n’avait pas voulu me laisser entreprendre l’étude du piano. Sans cela il est probable que je fusse devenu un pianiste redoutable, comme quarante mille autres. »


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