Laurence Rossignol évoque des mesures pour bloquer les sites pornos aux mineurs

Invitée dans une émission de la web TV chrétienne Padreblog, la ministre de la Famille a déploré l’accès "trop facile" aux sites pornographiques pour les mineurs.

Cela fait bien des années que la question est discutée dans les instances de prise de décision. Mais force est de constater qu’en pratique, aucune mesure n’est à 100 % fiable pour empêcher l’accès des contenus pornographiques aux mineurs, notamment avec les smartphones et les sites web qui rendent ces contenus plus que jamais accessibles.

Invitée à se prononcer à ce propos sur la chaîne Padreblog, fondée par des prêtres catholiques, la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol a regretté cette situation, estimant même qu’il s’agit d’une ” violence faite aux enfants. “.

« L’accès facile à la pornographie, qui est une violence faite aux enfants. Je ne crois pas qu’il soit normal et naturel qu’un enfant jeune – de 11 ans – ait accès à des images pornographiques violentes, qui vont lui donner une idée des rapports hommes-femmes et de la sexualité qui n’a rien à voir avec ce que l’on souhaite pour lui, pour être un adulte heureux ».

Toute la question reste de savoir comment faire pour tacler efficacement le problème. Il s’agit d’une sempiternelle interrogation à laquelle se sont heurtés les gouvernements successifs depuis plusieurs années. Cela n’a pas empêché la ministre d’évoquer quelques mesures supplémentaires. Celle qui interpelle le plus consisterait à contrôler l’accès à ces sites via les cartes bancaires. Toute personne souhaitant consulter un site pornographique serait donc obligée d’entrer un code de carte bleue.

Encore une fois, il s’agit d’une mesure inefficace, voire irréaliste. Premièrement parce que toute loi prise dans ce sens ne serait applicable qu’aux sites hébergés en France. Or, la grande majorité des sites sont hébergés à l’étranger. Par ailleurs, la plupart de ces sites de « tubes pornographiques » sont gratuits, et il n’y aurait aucune logique à renseigner des données bancaires pour accéder à des plateformes gratuites.

Finalement, la seule mesure qui pourrait marcher est bien radicale et consisterait à bannir ces sites de manière générale, comme l’ont déjà fait certains pays. Cette solution n’est toutefois pas envisageable en France.


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